Si la vie est un patchwork…

Si la vie est un patchwork, alors pourquoi ne pas en dévoiler le contenu ?

Voilà, étalé sur plus d’une année comme une série TV,

La grande histoire d’un d’entre nous, englué qu’il est dans ce chaos de l’existence.

————>  » P A T CH W O R K  »  <————-

358

CHAPITRE PREMIER.

Levé à cinq heures, petit-déjeuner, médicaments, six heures, la vie démarre,

Je pointe mon nez sur l’écran de mon ordi, perds deux heures à me dégourdir la tête,

Et me saoule avec le haut débit à en avoir le tournis.

Ce matin en me levant je me suis souvenu de quelques images d’un rêve fait

Dans le milieu de la nuit et ne concernant que moi, alors pourquoi

Viendrais-je ici déranger vos occupations mille fois plus intéressantes

Que ces discours venant d’un homme, même pas vu à la télé, bêtement affalé

Sur son canapé nouvellement acheté chez Ikéa ? Nonobstant, ces images

Formaient à elles seules un film avec début et fin, je revois encore cette scène où

Une fille frappe violemment son frère parce qu’il a mis trop fort le son

De sa Thomson qu’il venait d’acquérir au BHV…  Pourquoi ai-je fait ce rêve ?

Mon cher Sigmund, nous avons à vivre actuellement plein de saloperies

Qui risquent de nous tomber sur la tête, alors, si tu n’as plus de mes nouvelles,

C’est que les oiseaux sont passés par là…

Reprenons tout depuis le début, car la première page d’un manuscrit est capitale

Pour qui veut séduire un lecteur d’une hypothétique maison d’édition.

Mon couple battait de l’aile, j’avais besoin d’oxygène, je vivais entre Saint-Germain-des-Près

Et Montparnasse, c’était pratique  pour ce que j’avais à faire, baiser, baiser, baiser…

À trente-cinq ans, je me construisais une nouvelle existence, une nouvelle jeunesse,

Je sortais tous les soirs et le matin, je n’allais pas à mon bureau par manque de force.

Ma philosophie est qu’il faut oser changer sa vie le moment venu, car sinon

On prend le risque d’être malheureux jusqu’à sa mort, alors que moi,

Je peux mourir à cent ans, ça m’est égal !

Déjà à cette époque-là, je me sentais malade, du moins souvent fatigué.

La fatigue est un métier, et comme tout métier, faut savoir gérer.

Alors, j’errais dans le dédale de la médecine à la recherche d’une solution,

De spécialiste en spécialiste, je quémandais, à qui voulait bien m’entendre,

Un mode d’emploi à ma terrible particularité. Eux, de la fatigue ils ne savaient rien,

Ce n’était pas dans les analyses de sang, pas encore répertorié. Alors pour me consoler,

J’ai voulu acheter un lit à baldaquin avec des tulles blancs autour

Afin d’agrémenter ces moments de fatigue.

Je ne savais pas encore que ces souffrances allaient devenir mes amies,

Mes compagnons de route, je pataugeais dans la gadoue, pas heureux,

Pas heureux du tout. Je n’ai pas acheté le lit en question, j’ai préféré écouter ma mère

Et j’en ai choisi un électrique, non remboursé par la sécu. Sachez, oh pauvres gens,

Que de cette fatigue, il en fit une force et au lieu de le plaindre,

Les gens se mirent à le jalouser, un peu d’abord, ensuite pas mal.

à suivre …

 Première partie (cliquez ici)

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s