Un médecin fou interdisait aux malades…

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Il me fallait affronter mon mal seul comme un grand. À l’hôpital où je restais

Une semaine pour faire le point, un médecin fou interdisait aux malades

La prise des antalgiques puisque, disait-il, ces médicaments cachent des douleurs

Qu’il est préférable de laisser s’exprimer en cette période d’observation de ce corps souffrant.

Plus les crises s’accentuaient plus l’angoisse se faisait vive, alors je fis appel à un psychiatre

Afin de lui faire part de mes idées suicidaires étrangères à ma volonté.
Faible, j’avais perdu dix kilos et voyais en la mort la seule porte de sortie à tous mes maux,

Il y avait en moi, une logique implacable, impossible à maîtriser, impossible à repousser.

Je devais vivre avec ce boulet, ce cancer qui n’était pas un cancer. Heureusement,

Après des mois et des mois d’errance, je me rendis compte que parfois vers 18 heures,

Mon état allait un peu mieux, lorsque je prenais un antalgique, le Di antalvic…

L’escalier, d’une propreté douteuse, sentait fort l’odeur du grésil mêlé à la friture des cuisines

Dont les fenêtres donnaient directement sur les paliers de cette cage d’escalier rustique.

Je sonne à la porte de la dame m’ayant secouru lorsque seul dans la rue, jadis

Je fus malade à vomir comme un chien. J’étais donc venu pour la remercier enfin.

Elle me fit entrer dans une pièce formant cuisine, salle d’eau et salle à manger à la fois,

Le balcon donnait sur l’atelier d’un menuisier faisant un bruit insupportable.

Elle me montra le reste de l’appartement, son salon et les toilettes mal aérés.

Je me suis assis sur la seule chaise disponible, face à elle, repassant paisiblement.

De là où j’étais, je pouvais voir ses vêtements, ses sous-vêtements transparents.

J’observais ses mouvements avec l’espoir de percevoir une partie de son corps dénudée

Relevant de son intimité. Aujourd’hui, si je veux me remémorer son image,

Elle m’apparaît sans visage dans un premier temps, après un effort considérable, je peux,

J’arrive à le reconstituer, et je le revois dans sa rudesse…

Je me souviens, lorsque nous étions petits, ma mère nous amenait Place de l’Hôtel de Ville

À Paris, où la pelouse était si verte qu’on se croyait à la campagne. Alors nous,

Pour remercier le monsieur responsable de la Mairie, nous donnions à manger aux pigeons.

Pas loin de là, vous avez la rue des Lombards, la rue aux putes. À l’époque,

Mes copains et moi avions beaucoup de pudeur et ces choses du sexe

Ne faisaient jamais l’objet de discussions ou de plaisanteries…

 Première partie (cliquez ici)

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