Après ce face à face avec ce corps nu…

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Connaissant par coeur chaque recoin de ce quartier de mon enfance, me revinrent

Ces années passées au lycée, et malgré mon jeune âge, j’éprouvais de la nostalgie.

Après ce face à face avec ce corps nu, je retrouvais un peu de sérénité, mais

Je m’en suis voulu de n’avoir pas agi autrement, avec plus de courage :

Les  hommes autour de Monica Vitti s’enfuient-ils à la vue des jambes de la belle ?

N’étant plus un enfant, il me fallait dorénavant réfléchir à mon avenir en ce domaine.

Elle n’avait pas le corps d’une de ces belles filles que je regarde volontiers à la piscine,

Non, il était charpenté comme celui d’un homme, et pourtant si féminin.

Je ne pouvais me défaire de ce souvenir, ses bas devinrent par la suite

Dans mes relations à la femme un objet essentiel pour mon excitation.

 Je demandai toujours à mes amies d’enfiler ces délices

Le long de leurs jambes dans des positions rappelant ma fuite, fuite de cette dame

Dont le corps, l’âme, m’avait fait peur, voilà toute la vérité, aussi étrange fût-elle.

Pour oublier, j’ai tout essayé, ne pas y penser, occuper mon temps, mais il ne passait pas.

Il me devenait insupportable de ne pas la revoir, il me fallait y retourner, impérativement,

 Et devant sa porte, je me pointerai comme un amoureux transit.

Je ne pouvais pas aller au lycée, malade, mes relations avec mes anciens camarades

Devenaient de plus en plus superficielles, je sortais tous les jours, il le fallait impérativement.

Ces périodes passées entre les médecins et le repos de ma chambre donnaient

À ma vie une autre dimension, la distance s’établit entre le monde extérieur et moi.

Une tendance naturelle m’oblige à me replier sur moi-même, à chercher

Dans les livres de quoi me raccrocher aux parois lisses d’un avenir incertain.

Pour gagner ma vie, au début, j’ai fait du commerce.

Dans un immeuble des années soixante, j’ai frappé aux portes pour vendre

Des frigos, des télés, des machines à laver le linge et la vaisselle. C’était l’époque

De la démocratisation du confort, on vendait tout à crédit, les gens étaient heureux,

Ils achetaient, ils achetaient… J’avais quelques clients fidèles et allais souvent les voir,

Ils m’aimaient bien, j’étais beau et n’avais pas encore dix-huit ans ….

 Première partie (cliquez ici)

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