Mes pensées coupables se bousculaient…

370

Ce passé, maintenant, se remémore en moi pour le plaisir, et ainsi le temps prend ses aises…

Le soir, impatient, j’attendais le moment d’aller dîner, j’avais hâte d’aller embrasser ma mère

Tout en pensant à des choses bizarres pour un enfant de mon âge.

J’avalais la nourriture présentée dans de magnifiques réceptacles anciens,

Donnant aux ingrédients un goût particulier toujours inscrit dans mes papilles

Et donc les neurones de mon cerveau. Petit, pas encore adulte, à la fin des repas

Je devais quitter la table des grandes personnes et retourner dans ma chambre,

Laissant ces adultes s’ennuyer sans moi dans le jardin.

Ma grand-mère aurait bien voulu me voir rester auprès d’elle quand il faisait beau

Pour parler un peu, mais mon père intraitable, ne l’entendait pas de cette oreille-là,

Il était le chef de la maison et avait seul l’autorité suprême sur tout ce petit monde.

Je n’avais aucun effort à faire, mes pas me menaient inexorablement là où

Cette dame Schmitz habitait. Mes pensées coupables se bousculaient dans mon cerveau

Cherchant à parer toutes velléités à vouloir rebrousser chemin, ma décision était prise,

Je passerai du désir à la réalisation, commettre l’acte d’amour n’est-il pas dans la nature ?

 Alors pourquoi tant de chichis et d’hésitations, pourquoi y aurait-il du péché là dedans ?

Sur la route, j’essayai de me raisonner, d’imaginer quel danger il y aurait à s’y rendre ?

Dans un premier temps, elle sera surprise de me voir planté là, bégayant

Quelques malheureuses explications pour justifier ma présence auprès d’elle.

Par politesse, je serais entendu, écouté, mais aussi renvoyé surement.

 Mais ne pas y aller serait plus dangereux pour ma psyché…

Supporterait-elle ma présence ? Il me fallait aller au bout de mon projet

Et quelle qu’en fût l’issue, plus tard, lorsque je me regarderai dans une glace,

Je n’éprouverai pas ce regret terrifiant, empoisonnant parfois une vie durant…

 Je dois cesser ces tergiversations, faire confiance autant à cette femme qu’à moi-même.

En imagination, je voyais la porte où à l’intérieur se cachait l’objet de mes désirs.

Voilà comment j’arrivai à gérer mes conflits, et bizarrement, j’ai rêvé à des gens

Me poussant à y aller franchement, comme eux-mêmes jadis l’ont fait

En pareilles circonstances lorsqu’ils étaient jeunes.

Mais quand il s’agit de soi, c’est autre chose, on est partie prenante,

Et pour moi cette fois-ci, je devais passer le cap.

 Première partie (cliquez ici)

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s