Les mots d’hier…

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Pourquoi considérer les mots d’hier meilleurs parce qu’écrits à un moment

Où la santé posait moins de problèmes, pourquoi les considérer ayant plus de sens,

Plus d’intelligence, pourquoi ne pas considérer le tout comme allant ensemble,

Faisant partie de la production d’une même et unique personne puisque c’était le cas ?

Dans cette situation, que veux-tu que ta pauvre soeur fît ? Elle prit tout sur elle.

Intelligente mais ferme, elle garda son caractère intact jusqu’au jour où la femme de ce voyou

Soupçonna ma petite de tourner autour de son mari.

Cela se passa dans leur jardin, il y eut une scène terrible, et la folle

Alla jusqu’à lever la main sur ma petite. Ne te mets pas en colère en lisant ces mots,

Ces gens-là ne valent rien, pas même qu’on se déplace pour venger notre honneur…

Après on me l’apporta, avec ses affaires mises en vrac dans un balluchon.

Je n’ai pas osé t’écrire avant, de peur de te voir malheureux ou pire, révolté.

 Ta soeur et moi avons beaucoup hésité, craignant de te voir aller

Dans cette famille pour régler leurs comptes. Malheureusement, les choses

Ne se sont pas arrêtées là, on jasa partout dans le village, tu sais comme les paysans

Peuvent être médiocres lorsqu’ils s’y mettent, et pour ta soeur comme pour moi,

Ils ont déployé tous leurs talents, ces mécréants, au point de voir tous nos amis

Se détourner de notre honorable maison et on a voulu même marquer notre porte

Avec du goudron comme si nous avions la peste. Notre loueur s’est mis dans la tête

De nous jeter dehors… Imagine un peu ce que nous avons pu vivre, nous,

Deux femmes seules, sans défense… À bout de ces inquiétudes, je tombais malade,

Et ta gentille soeur me soigna avec tout l’amour que tu lui connais. C’est un ange.

Après tous ces malheurs, mon chéri, il y eut enfin, que Dieu nous garde tous,

Il y eut un dénouement heureux. Le mari à jeun eut des remords et avoua la méprise

À son épouse. Il sortit d’une boîte qu’il cachait secrètement, une lettre

Manuscrite de ta soeur, elle lui demandait de cesser de la harceler tout le temps

Et qu’il n’était pas question pour elle de déshonorer sa femme et ses enfants

Qu’elle était arrivée à aimer avec le temps, et cette lettre, si tu la lisais,

Tu serais fier du sang pur de notre famille.

Cette femme, qui faillit être cocue, alla même à l’église demander pardon

Pour elle et son mari. Elle se mit à genoux et les larmes aux yeux, pria la mère de Dieu,

Elle vint ensuite nous voir chez nous, ici dans notre modeste logis, pleura beaucoup,

Embrassa la petite avec sincérité et lui promit de laver son honneur

En allant de ce pas dans toutes les maisons du village dénoncer son mari,

Maintenant déshonoré à tout jamais.

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