En levant la main droite, je le jure…

Sans titre

De surcroit, cela m’obligera à pénétrer les détails de ma vie dont vous avez besoin

Pour votre récit. Commençons !

Mesdames, Messieurs les Magistrats de la cour,

Je suis conscient combien la vie de tous ces coupables, de toute cette fange humaine,

Plus ou moins honnête, vous font la vie difficile et endurer de maux chaque jour.

Ces méchants garçons et leurs complices de concubines n’ont rien à voir

Avec ma pauvre petite soeur que j’ai élevée de mes propres forces,

En levant la main droite, je le jure, je le jure, ce n’est pas une bêtasse, elle et moi,

Nous avons toujours eu les pieds sur terre. La mort est fascinante à voir, que voulez-vous,

Les yeux d’un être cher glissant doucement une pente dont on ne revient jamais,

Impressionne, je vous laisse imaginer … Et devant ça, qui se rebiffe ?

Qui cri arrêtons tout, c’est un scandale ? Mon père était dans cette situation

Et je me souviens encore de ces dernières photographies représentant la mort,

Puisque c’était cela sa passion, sa spécialité d’artiste, la mort en train de se faire

Sur les visages, les yeux des animaux, c’était ça son art, oui M’sieurs-Dames,

Mon père était un vrai photographe, un artiste, et je suis fier de lui…

Nous autres jolies femmes… Nous l’avons bien été toutes les deux, n’est-ce pas ?

Nous avons eu l’avantage d’avoir été très entendues par les hommes… Surtout

Pour notre beauté évidemment. Là, il me vient à l’esprit un exemple plutôt fâcheux

D’une jolie jeune femme dont la conversation passait pour un enchantement,

Elle avait une finesse dans l’élaboration de ses phrases qui emportaient son auditoire

Et procurait à tous un réel plaisir, mais le destin, toujours lui, affligea un jour

À cette jolie beauté une maladie honteuse la marquant dans sa chair, au point

D’en devenir horrible. Je ne sais pourquoi je fais remonter à la surface de ma mémoire

Ce souvenir désagréable, mais peut-être y a-t-il une raison que je ne peux,

À tout prix, mais mes paroles, quelles valeurs avaient-elles ? Combien de fois ai-je dit

Des choses qui, sans cet air de femme friponne que vous me connaissez,

Auraient franchi ne serais-ce que la rampe d’un petit théâtre ? Si, comme cette femme,

Nos mines eurent été ravagées par les séquelles d’une maladie terrifiante,

Qu’en serait-il advenu de vous, de moi, de votre projet ? Souvenez-vous, lors d’un repas,

Il y a douze ans déjà, on me fit fête pour ma vivacité d’esprit, et bien, je vous l’avoue

Aujourd’hui, je faisais exprès de jouer les idiotes pour voir comment les hommes

Se comportaient avec moi en pareille circonstance. Ils buvaient mes mots avec délectation,

Mais si j’avais été moins belle, ils m’auraient traité comme une vulgaire prostituée.

Je n’arrivais à trouver nulle part du ketchup, où devais-je aller pour en trouver ?

Patchwork (cliquez ici)

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s