Vivre sans travailler…

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N’allez pas imaginer, chers lecteurs, qu’il y avait de la part de cette pauvre fille

Une quelconque volonté de se débarrasser de ma personne par ce biais,

Tout au contraire, elle et son frère m’aideraient toujours et après leurs morts,

Je serais leur héritier universel. Nobnobstant, elle me dit que les sommes

Ne seraient pas énormes pour vivre sans travailler, même avec l’héritage à venir,

Objet de notre déplacement, qu’il fallait trouver un moyen pour me débrouiller

Tout seul comme un grand, ajoutant qu’elle serait si heureuse de me voir marié

À une belle jeune fille, un jour, le moment venu. Après cet aveu, je me jetai dans ses bras,

Pleurant comme une madeleine et elle pleura aussi. Comme nous étions beaux à voir,

Elle la meilleure des filles et moi le meilleur des garçons. Alors que nous étions

Dans cette situation, le curé entra dans la pièce où nous étions et fut surpris

De la tristesse de ses coéquipiers… On lui expliqua l’objet de notre relâchement,

Il eut peur de ne plus me voir si je trouvais une solution à Paris,

Cela le rendit très triste, et puis dire adieu est toujours affreux lorsqu’on est vieux.

Les deux chaînes de la télé s’imbriquaient l’une dans l’autre et j’étais impuissant à fixer

L’image sur la première ou la seconde chaîne. Avant l’heure, sans le vouloir,

Je créais ce qui allait devenir cinquante ans plus tard le clou de l’art contemporain :

Le floutage des écrans avec des lignes horizontales, et tout cela est largement

Exposé dans nos musées nationaux et internationaux.

À force de ténacité, je tombais tantôt sur une voix me donnant les nouvelles du jour,

Tantôt une image belle comme tout, mais jamais les deux ensemble.

Entre deux séquences de lignes blanches sur fond noir, je me trouvais face

À deux hommes horribles se faisant la bise à la Russe, puis tout à coup,

Il y eut un commentaire, un commentaire en langue italienne.

Je ne voulais en aucune façon faire de la peine à monsieur le curé

Et puisqu’il m’avait élevé honnêtement avec amour et respect, je pleurais afin de montrer

            Ma grande tristesse. Alors mon père adoptif s’approcha de moi pour me dire :

Tu iras à Paris avec ma soeur et ainsi tu ne seras pas seul à affronter cette ville

Auquel ta jeunesse ne peut aborder sans le soutien d’une grande personne expérimentée

Aux difficultés de la vie, je me sens responsable de toi comme tes parents l’auraient été

Si Dieu leur avait laissé le choix de vivre plutôt que de mourir. C’est pourquoi

Nous nous sentons redevables vis-à-vis de toi d’une obligation : ne pas te laisser

Dans la nature, jamais, tu m’entends, nous serons toujours là pour te porter secours.

Si tes affaires là-bas se réalisent comme tu le désires, ne nous oublie pas,

 Car nous penserons toujours à toi, et ça, jusqu’à la dernière minute de notre vie.

Par contre si tout va mal à Paris, reviens prendre ta place parmi nous,

Puisque nous t’aimons plus que tout.

Patchwork (cliquez ici)

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