Chapitre 7

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Vous avez été nombreux à réagir, et lire votre littérature m’instruira j’en suis certain

Pour la suite de ma nouvelle vie, et me faire une idée de ce que pense les « people »

D’un tel sujet dont la plupart des gens n’ont jamais touché à ces prestations respectueuses.

Vous dites : comme toujours on préfère taper sur les faibles, pas sur les puissants,

Et vous craignez revoir la clandestinité, l’insalubrité et le manque d’hygiène

S’ajouter aux malheurs dont nos étudiantes, ménagères, et mères de famille,

Tout aussi bienveillantes envers l’humanité. Les avis déferlent sur l’écran,

Je les laisse s’exprimer, ainsi va la démocratie et j’entends :

– Le plus vieux métier du monde permet à certains de ne pas mourir de faim,

– Le risque est grand de se taper toutes les maladies dont beaucoup sont porteurs, etc.,etc.

Rien d’autre ne venait sinon cette émission de la RAI dont je n’avais que faire,

N’ayant jamais appris cette langue ni à l’école ni lors de mes séjours à Venise,

À Rome ou à Florence. Toutefois, j’avais pris la décision de ne pas me laisser abattre

Par ce contre temps fâcheux, je me servis un bon cognac réchauffant mes membres

En mal de chaleur puisque mon Chaffoteau et Maury avait donné des siennes ce matin

Et n’avait pas porté la température des pièces aux 22 ° dont j’ai besoin pour vivre, survivre ici,

  Bien que le chauffe-eau fonctionna, les radiateurs étaient tous froids.

Que faire ? La télé s’était mise à chanter brésilien,

Mon esprit cherchait quelques repères fiables pour tenir le choc,

J’allais devant le thermostat de mon chauffe-eau et je vis la pression d’eau

À la limite de l’implosion, l’aiguille était au rouge, l’appareil se mit à brouter

Des bruits inquiétants, impassible, je me souvins qu’il fallait dans ce cas précis

Ouvrir un p’tit robinet sur la droite, et dès lors le rouge l’aiguille passa au niveau 3,

Ce qui est la bonne condition pour relancer le chauffage de l’appartement.

Alors, puisque cela a l’air de vous intéresser, je vais vous raconter, moi aussi

L’histoire de ma vie. J’en ai des choses à dire, préparez-vous à un voyage palpitant,

Long, long, très long, et il m’en faudra du papier pour vous les exposer avec des mots,

Des phrases et des paragraphes entiers. J’avancerai mon récit petit à petit, sans me soucier

De l’importance de l’oeuvre à accomplir, l’essentiel est de rester fidèle à mon objectif :

Raconter ce qui est, ce qui a été. Après le voyage dans le train, la soeur et moi

Arrivons à Paris, traversons la ville pour nous trouver enfin chez le parent

Devant nous héberger. Comme un nouveau-né, j’ouvrais grands les yeux

Face à cet univers nouveau, plein de monde, plein de tout, bien au-delà

De ce que j’avais pu imaginer de ma campagne profonde. Comme un prisonnier

Retrouvant enfin la liberté à sa sortie, tous mes membres se déployaient telles les ailes

D’un papillon sortant du cocon de sa chrysalide. Ce bonheur nouveau, je le savourais,

Rien ne pouvait dorénavant me défaire de cette ville, j’en étais devenu amoureux.

Patchwork (cliquez ici)

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