La tête basse et les yeux ailleurs…

13

Et me voilà un peu gêné d’avoir à traiter du sujet de la religion car je suis, oh grand Dieu,

Hâté jusqu’aux dents, mais puisque c’est le corps même de ce chapitre, allons-y la tête basse

Et les yeux ailleurs. Après la guerre les Portoricains vont vivre dans des taudis à New-York

Mais sont rapidement installés dans la banlieue, comme chez nous, y a pas de raison,

Et Illich nous informe que même s’ils ne sont pas religieux officiellement,

Dans leurs comportements, tous y font référence.

Il ne faut pas avoir peur d’avancer que tout homme a besoin de repères pour vivre,

De béquilles pour ne pas tomber, personne n’échappe à cette vérité, si pour l’un ce sera Dieu,

Pour un autre ce sera n’importe quel substitut équivalent, personne n’est exempt d’aimer

Un objet qu’il vénère ou tout du moins qu’il respecte. Ceci étant dit, la question est de savoir,

Lorsqu’on est étranger, quel chemin prendre : celui de l’assimilation qui implique

De jouer un rôle, en dehors de chez soi, conforme à ce qui est attendu de vous, ou bien,

Celui de son contraire qui est d’assumer ce que l’on est pleinement, au risque de provoquer

Le rejet de certains du fait de comportements différents, étrangers aux us et coutumes

Du « pays d’adoption ». Chapitre 4 –  » L’éloquence du silence ».

Nous voilà pris dans la  tourmente d’infinies explications sur les bienfaits

De l’écoute du silence, et pour bien faire rentrer ce qui est dit dans nos petites têtes

D’ignobles défroqués, on nous sort la carte de la Vierge qui après avoir conçu le verbe,

Conçut le silence… Bref, je n’aime pas trop qu’on me mène en bateau

Dans ces endroits que je ne veux pas fréquenter.

Alors pourquoi avoir choisi un homme d’Église pour écrire ?

J’espère trouver dans quelque temps quelques réponses acceptables à vous soumettre,

Mais pour l’heure, je dois digérer ce paragraphe plein de bons sentiments.

Ces bondieuseries me fatiguent, mais je dois m’accrocher, certains thèmes m’intéressent trop

Pour abandonner ce travail à peine commencé. Chapitre 5 – La charité trahie.

En 1960, le pape Jean XXIII veut envoyer ses sbires catholiciser l’Amérique latine

Qui en a bien besoin puisque les protestants ont mis le grappin dessus depuis longtemps

Et dont Illich est l’un des fervents missionnaires. Lui, nous explique que les catholiques

Sont certes très généreux, trop à ses yeux, au point de noyer le pays bénéficiaire de ces fonds,

Il voit toute la perversion qui va avec, en soumettant ces peuples aux règles d’usage

Du capitalisme nord-américain. Cette générosité devient à nouveau

« Une plante coloniale entretenue par l’étranger ». L’Amérique latine va-t-elle devenir

Le clone de sa voisine du nord grâce, ou plutôt à cause de cette manne ?

Patchwork (cliquez ici)

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s