Du jardin de Combray…

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Je ne compris pas très bien ce qui arrivait, car nous étions tous non coupables,

Je suis prêt à le jurer devant Dieu, si Dieu existe. Mais mon oncle, lui, en mourut,

Quelques années plus tard. Après ce moment de rêverie dans le cabinet de repos

Du jardin de Combray, je me décidais à monter lire dans ma chambre.

En passant devant la cuisine, je vis l’aide de Françoise, mais je ne peux ici

Vous en dire plus, car Proust l’a fait comme à son habitude, avec des longueurs

À n’en plus finir, donnant dans la confusion la plus grande, passant allègrement

De cette pauvre fille engrossée par on ne sait qui jusqu’aux dents, aux merveilles

De Giotto dont Mr Swann lui avait donné des photographies pour les accrocher

Sur les murs de la salle d’étude, bref, il s’est permis de délirer autant qu’il a pu

Sur le ventre de cette fille de cuisine. Aujourd’hui, un siècle après, nous pouvons avancer

Qu’il s’agissait là d’un symbole, d’un symptôme Lacanien, mais pour l’heure

Laissons Lacan dormir là où il est, nous verrons ça plus tard, peut-être…

Avait-il quelques répulsions à l’égard de la gent féminine ? N’insistons pas là-dessus

Non plus, mettons tout cela en réserve avec les asperges du curé,

Il est trop tôt pour se déterminer.

Allongé sur mon lit, les volets clos, un livre à la main, je voyais à peine

Les lettres de mes pages, j’étais dérangé par les mouches dansant devant mes yeux

Tels des notes de musique pour un concert à donner sur la place de l’église…

Sur cette terrasse-ci, sur ces feuilles-là, il s’autoriserait toutes les divagations

Lui traversant la tête, lui faisant plaisir. Cette écriture, il la qualifiera de diarrhéique,

Terme rappelant son principal symptôme, ce mal maudit dont il avait souffert depuis

1968 précisément, année où Jean Damien Porchire fit la connaissance de J.P. Sartre

Et de bien d’autres scélérats du verbe, le Sartre porte-drapeaux de cette révolution

De pacotille mise à sac par la CGT, lors d’une promenade allant de la Bastille à la République,

 En parfait accord avec le gouvernement, ayant accepté je ne sais quel cadeau

Pour faire cesser manu militari cette chienlit sans nom. La Fête s’arrêta et,

Jour après jour, nous retrouvâmes la paix, c’est-à-dire le travail et la résignation.

Il aurait pu continuer toute sa vie à coller des morceaux de sucre, mais son objectif

N’était pas de devenir un artiste spécialisé dans le sucre, d’autant qu’il souffrait

D’une allergie … Comme quoi, certaines prédispositions peuvent être contrariées

 Par presque rien. Ces œuvres d’art, avaient-elles quelque chose d’autobiographique ?

Était-ce pour lui un moyen de dire toute la fragilité de son corps malade ? Qu’importe,

Aujourd’hui, je ne dois pas me disperser, perdre mon temps, je dois agir,

Ne pas me laisser aller, assumer mes obligations.

Patchwork (cliquez ici)

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