Les cours du soir…

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J’aime sa façon de pointer du doigt là où ça fait mal. Par exemple, lorsqu’il est donné

À ceux qui n’arrivent pas à suivre le cours normal des cours ordinaires, des cours du soir

Ou de perfectionnement qui ne servent à rien puisque le terrain est miné, mais a l’avantage

De prétendre que c’est la faute à ces sales gosses fainéants. J’adore cette formule :

 » L’enseignement sait consoler les frustrations qu’il provoque « . Hier comme aujourd’hui,

Vouloir remettre en question l’école, c’est obligatoirement remettre en question la société

Dans son ensemble. Là, je ne peux être que d’accord et c’est d’ailleurs ce qui me pousse

À faire ce travail d’écriture : essayer de voir comment procéder pour changer

Cette dite société … sic … Certes, je suis utopiste, mais je crois qu’un homme, une pensée,

Peuvent à elles seules modifier une part du monde, aussi mince soit-elle.

Petit détail qu’il donne et vaut la peine d’être relevé ici :

 » Un diplômé contribue à augmenter le revenu national d’une nation,

Il rapporte plus qu’un individu en échec « .

Donc, l’école contribue à cristalliser une société où une minorité est si productive

Qu’elle doit former la majorité à une consommation effrénée.

Nous sommes face à deux groupes : ceux qui produisent et engrangent beaucoup d’argent,

Et les autres dépensant tout ce qu’ils gagnent et même plus en s’endettant. Ce qu’il écrit révèle

Des problèmes très anciens, mais garde toute son acuité, son actualité aujourd’hui.

Sur l’école technique, il a ces mots terrifiants :  » ils fournissent une éducation recréant

Les conditions du travail à l’usine… » Que préconise-t-il ? Et bien ce qu’il préconise ici

Me plait beaucoup, cette simple phrase va m’inspirer plus qu’un commentaire,

Du moins je l’espère :  » Au lieu de l’école technique, nous devrions penser

À une transformation des exploitations industrielles « . Alors comment entendre

Cette possibilité maintenant où l’industrie se déplace pour avoir de la main-d’œuvre

À moindre coût, où les usines se ferment les unes après les autres sous les sunlights

Des caméras de TV, qui nous rappellent tous les jours que nous sommes dans un pays

Démocratique puisque nous avons la CGT qui gueule, le droit de la presse toujours préservée,

Totalement libre, nous montrant tous les cinq minutes « ces fous de révoltés »,

Seulement M’sieurs-Dames, la démocratie a ses effets pervers…

… Et pour le cas qui nous concerne, quoi de plus merveilleux, envoutant pour ceux

Qui ont le pouvoir de penser au fond d’eux :  » Oh, peuple libre, regardez,

Regardez autant que vous voulez ces pneus brûler, ces grandes gueules ouvertes

Vociférant les mots qu’on leur a assénés dans leurs cellules respectives…

Patchwork (cliquez ici)

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