À la nuit tombante, la porte est fermée…

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L’allée est bordée de géraniums, de lauriers-roses et d’autres plantes, le lierre

Sur le devant de l’immeuble rend pittoresque ce quartier qui a besoin de restauration.

C’est là où les choses se sont passées. Pendant le jour, cette pension était ouverte à tous,

À la nuit tombante, la porte est fermée.

Autour de la propriété, il y a des fruits de toutes sortes et même des artichauts,

Des laitues et du persil. Dans la cour, il y a une table ronde et quelques chaises servant

Aux clients dans le cas où ils voudraient manger ou se détendre un peu.

Généralement, ils y boivent le café et font connaissance avec les autres clients de passage

Préférant cet hôtel pour son prix modique principalement.

Dans les années soixante, nous achetions le hareng gras de Klapisch à l’unité.

Il a toujours été très cher, quant au saumon fumé les prix inabordables nous en rendaient

L’accès impossible. Maintenant tout le monde ou presque en mange et c’est tant mieux,

Parce que le saumon c’est bon. Ce n’était pas dans nos habitudes d’ingurgiter

Des poissons crus et de faire nos achats dans des boutiques de luxe, car pour nous,

La nourriture était de la nourriture, alors, pas la peine de payer plus, on n’a pas les moyens.

Nos voisins mangeaient ce hareng, alors, on faisait comme eux, par solidarité…

Chez nous, un seul hareng faisait l’affaire : chacun avait droit à son p’tit morceau.

Aujourd’hui, je me sens étranger à cet endroit de paris, ce Marais tant recherché

Par les Américains en mal de placements sûrs et agréables à vivre.

En traversant ces rues, j’ai reconnu certains visages du temps de mon enfance,

Ils sont toujours là, fidèlement encroûtés à leur passé, au sol, aux trottoirs de ces rues étroites,

À ces magasins qu’ils connaissent depuis si longtemps…

Sur son cahier, il écrivait tous les matins quelques phrases prises au hasard

De ce qu’il lui venait à l’esprit, histoire de commencer la journée avec cette impression

Fortifiante d’avoir fait quelque chose de concret dans ce monde si abstrait et si souffrant.

Alors il rêva d’un monde meilleur pour l’humanité… Heureusement, cela ne dura point.

Derrière cette grosse maison des faubourgs parisiens, faite de moellons et constituée

De trois étages, vivaient en bonne intelligence des cochons, des poules et des lapins

Entourés de bois servant l’hiver à donner du chaud aux hôtes de passage et payants

Un prix raisonnable les chambres que madame s’était trouvée dans l’obligation de louer

Afin de survivre malgré son grand âge. Cette cour a une petite porte secondaire

Indépendante de l’entrée principale de l’immeuble, utilisée par la cuisinière

Pour y déposer entre autres choses ses poubelles bien fermées et éviter ainsi le désagrément

Des odeurs pestilentielles. Madame était arrivée à monter une entreprise

En exploitant sa pension de famille et pour cela, mettait à la disposition de tous,

Ses salon et salle à manger peu engageants. D’ailleurs personne n’y passait

De longues heures en dehors des repas pris sur cette table ronde en marbre.

Patchwork (cliquez ici)

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