Ce château trop grand pour un homme bien seul…

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J’ai pensé récemment avoir passé l’âge de croire en l’homme

Voulais-je par cette sage idée me défaire de ce lourd fardeau de rêver encore

À l’âme soeur pouvant accompagner notre vie, à défaut, partager quelques heures agréables

Dans ce château trop grand pour un homme bien seul ?

Un samedi après le turbin, il entra chez lui, et pour se détendre, ouvrit le Figaro à la rubrique

 » Ventes Appartements Hauts-de-Seine », et y vit une annonce placée là par erreur

Au prix incroyablement bas :

« À vendre maison meulière à restaurer à Châtenay-Malabry »

Surpris, il téléphone à la propriétaire, qui lui explique : j’habite dans l’Eure,

C’est un héritage monsieur et le prix a été fixé par le notaire pour la succession.

Il lui demande l’adresse du pavillon pour aller voir de quoi il en retourne,

Regarder de l’extérieur cette bâtisse inoccupée depuis bien longtemps.

Quinze minutes après ce coup de fil, devant le bien à vendre, il faillit tomber à la renverse,

C’est ce qu’il me faut, se dit-il, et même si l’intérieur est complètement à refaire,

Avec un bon crédit il saurait remettre cette maison en état, l’habiter un temps et la revendre

Avec un bénéfice. Ainsi, toutes ses angoisses liées au travail et à l’argent seraient résolues.

Le lendemain, il téléphone à nouveau à la dame pour lui déclarer son intérêt pour la chose.

Elle lui propose un rendez-vous pour le dimanche suivant, il serait le trente-troisième

De la liste des visiteurs… Mais pardon madame, si c’est ainsi, je n’ai aucune chance

D’acheter votre maison, je suis artiste peintre et c’est absolument ce dont j’ai besoin,

Accepteriez-vous que je l’achète avant même votre venue dans notre région ?

Pourquoi ne pas considérer que donner un emploi à un jeune, par les temps qui courent,

Vaut aussi bien que de le voir végéter sur les bancs d’une école pas faite pour lui,

Traîner dans la rue à faires des conneries, consommer de l’alcool, du tabac, de la drogue,

Faire du mal à autrui, où en cherchant à se suicider, ce qui est le pire des échecs d’une société

Se targuant d’être aux yeux du monde exemplaire. Oui, tout lieu de travail

Peut être potentiellement ouvert aux jeunes, peu importe l’âge, surtout si cette usine,

Ce bureau, ce commerce sont déjà occupés par un parent proche ou éloigné.

Mieux encore, nous pourrions accompagner « cette nouvelle main-d’œuvre à moindre coût »

À s’éduquer selon leurs possibilités et leurs goûts pour les choses que l’on dit culturelles.

Il faut savoir que tout homme veut apprendre, mais ne veux pas être pris pour un con…

À bon entendeur, salut !

Patchwork (cliquez ici)

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