Seulement je ne suis pas un homme…

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Elle trouve mon accoutrement plutôt amusant, sa fille en garçon, peut-être un rêve à elle

Caché au fond de son âme de femme ayant eu à affronter la vie avec plus de pantalons

Que de robes à plisses, ou à frou-frou. Au fond probablement se reconnait-elle

Dans cette image que je lui donne de moi. Seulement je ne suis pas un homme et ne rapporte

Aucun argent à la maison. Lorsqu’elle désespère, tout va mal, ses fils ne feront rien de bon,

La terre ne donnera plus rien, la fin est imminente. Malgré cela, elle garde un petit espoir

Sur sa fille, elle lui ressemble et peut-être réussira-t-elle dans un domaine ou un autre.

Alors elle me laissait sortir à n’importe quelle heure et fréquenter ces ruelles

Pleines d’enfants se prostituant, ainsi je savais combien gagner de l’argent était important.

Tout m’était permis, ma mère me voulait libre d’agir sans m’imposer le trottoir

Pour arriver à mes fins, avoir des piastres, beaucoup de piastres pour aller vivre à Paris, p

Pas ailleurs, mais si je le faisais, et malgré ma jeunesse, elle aurait accepté cette situation

Car quel autre choix avions-nous, et qui aurait eu le culot de nous faire la morale ?

« Le pouvoir que possède l’école de secourir l’habitant du taudis est semblable à celui

De l’église de secourir de l’enfer… Seulement voilà, il y a une différence

Entre ces deux institutions : l’école coute plus cher, dit-il, revenant souvent

Sur ce facteur essentiel : elle a pour fonction aussi de culpabiliser les gosses des bas quartiers,

Les soumettre pour en faire de bons ouvriers dociles et avalant les couleuvres des lois

Pas faites pour eux. Heureusement ou pas, les générations passent et ne se ressemblent guère,

Certains refusent ce jeu venu d’en haut et deviennent des contrevenants à la loi

Et à cette société qui a maltraité leurs parents et grands-parents lorsqu’ils travaillaient

Comme des Romains pour le bien de tous, et tout ça pour un salaire de merde

Et aucune reconnaissance. Toutes les violences viennent de là, aucun homme politique

De droite comme de gauche n’en tient compte, on fait la sourde oreille,

Tout va très bien madame la marquise. Parfois, j’entends dans son discours celui d’un prêtre

Donnant son sermon du haut de sa chaire :  » N’ayez pas peur,

Ne craignez pas d’être considérés comme des hérétiques ou des subversifs, soyez-le « 

Et comme nous disait Sartre en son temps : quoi que vous fassiez vous serez récupérés.

Pourquoi cette association, je n’en sais rien ! Oui Messieurs les bons penseurs, vos bons mots

Sont des ordres auquel il ne faut jamais porter une trop grande importance.

Bon apôtre, il prédit la fin de cette institution, du moins il la souhaite de tous ses vœux.

Il condamne, les enseignants représentent, qu’ils le veuillent ou non, un intérêt économique.

 Patchwork (cliquez ici)

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