Otto Rank…

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Pendant la guerre, Freud écrit :  » Pour échapper à l’ennui, mon secrétaire Otto Rank

A entreprit d’établir un catalogue de ma bibliothèque, et moi je me suis inventé

Une amusette semblable, je vais prendre mes antiquités, les étudier, les décrire, une à une « …

Si je ne suis pas le premier à me lancer dans un inventaire, cette occupation humaine

Révèle-t-elle une période de crise ? Y a-t-il un parallèle entre mon travail actuel

Sur ma bibliothèque et celui que Rank et Freud se sont imposé à un moment

Où tout pouvait basculer mentalement et physiquement pour eux ?

Dès le début de cette première guerre, ils déclarent combien ces évènements les perturbent

Et voient leurs humeurs changer d’un moment à l’autre. La réalité de ces évènements

Les rendent malades et la psychanalyse ne les a pas protégés des malheurs du monde.

Ils se sont trouvés fragilisés par les émotions, les souffrances, les saloperies

Dont les hommes savent être si outrageusement, coupablement capables.

 » Nous sommes tous là, bouclés à la maison, à faire des économies,

Ce qui est une occupation détestable « . Pourtant, c’est bien ce que vivent en permanence

Et de tout temps, des millions d’hommes et de femmes éparpillés partout

Sur cette planète, que ce soit du fait des guerres, de la misère ou d’une politique

Détestable de gouvernements incapables et de  » chefs  » peu scrupuleux.

Si j’ai passé plus de deux mois à la lecture du premier tome de la correspondance

« Freud/Ferenczi », pour le second volume, j’essayerai d’aller plus vite.

La mémoire du dyslexique que je suis s’est trouvée excitée par ce travail quotidien

Et peut-être en gardera-t-elle quelques traces dans ses neurones ? Nous verrons bien,

À défaut, il restera toujours ces pages, repères pour lorsque je serais vieux…

Dans une atmosphère lourde, le premier intervenant fut reçu par un « bonjour monsieur »

Inexpressif et crispant, il devait être dix heures du matin et la seule chose

Que l’écrivain mourant considérait au lever du lit était sa voix, pas son visage.

Le journaliste essaya d’entamer la conversation, mais rien ne venait, l’auteur restait muet.

Il lui demanda, histoire de rompre ce silence, comment il allait ?

Le sachant sur le point de mourir, la question parut fortuite. Silence. Soupir.

Je ne sais pas, lui répondit-il, si je savais à quoi je pense, je ne serais jamais devenu écrivain…

« Le Moi-peau » de Didier Anzieu est toujours là, bien au chaud dans ma bibliothèque,

On m’a dit qu’il fallait que je lise un autre livre de cet auteur :

« Le corps de l’œuvre ». Ne voulant pas alourdir ma bibliothèque pour l’instant,

J’en ai lu quelques extraits sur internet.

 Patchwork (cliquez ici)

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