Ce que vivent les gosses…

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Dans le journal ce matin, un gosse de quatorze ans vient d’abattre froidement sa famille :

Il ne supportait plus sa maman… C’est surprenant qu’il n’y ait pas plus d’évènements

Similaires, lorsqu’on sait ce que vivent les gosses à la maison. Il est à souhaiter

De voir ce passage à l’acte isolé, car sinon, à la longue, être parents va devenir dangereux.

J’étais assis dans un beau jardin avec plein de fleurs de toutes les couleurs, il y avait un puits,

Une charrette abandonnée, un cerisier plein de fruits murs, des noyaux sans la chair

Et des oiseaux autour. Et moi, j’étais là, j’attendais patiemment la venue du facteur.

Mon rêve eut été d’entrer dans ce livre de Spinoza traitant de la complexité de la mémoire,

Du langage et des émotions, objets de toutes mes obsessions, mais ce ne fut pas possible…

Probablement, cet ouvrage n’a pas été écrit pour moi, trop compliqué, pas assez abordable

Pour celui qui n’en a pas le langage universitaire basique. Alors que faire ?

Ne baissons pas les bras, tant pis pour cet ouvrage, tant pis pour tous les autres,

L’essentiel est ailleurs, il faut continuer dans sa voie comme elle se trace,

Avec ses propres outils à entretenir en permanence dans la joie et non la tristesse.

Jadis, je disais à qui voulait m’entendre, qu’il fallait planter tous les jours un oignon,

Et qu’au bout d’un an, des trois cent soixante-cinq oignons plantés,

On aurait obligatoirement un parterre avec des fleurs. Adolescent,

Je me cherchais dans les choses de l’art et en particulier le théâtre, et là,

Je ne sais qui avait utilisé de sa séduction pour me conseiller ce livre :

 » Les lettres à un jeune poète  » de Rilke. Je l’avais donc « lu sous influence »

Et conditionné comme je l’étais, j’avais trouvé ça pas mal, mais pas plus.

Puis, quand j’ai voulu lire d’autres choses du même Rilke, je trouvais ce gars

Puant de suffisance, se prenant pour je ne sais qui… Me souvenant alors

De mes premières impressions de lecture, je me suis dit :

Comment a-t-on pu manipuler ainsi le pauvre garçon que j’étais ?

Conclusion, n’écoutez personne.

 » Les mots  » de Sartre me fait prendre conscience qu’il y a une similitude

Avec l’écriture de mon Amélie chérie. Je ne doute nullement de son intégrité,

Du moins sur le plan littéraire, mais à coup sûr elle a cannibalisé chez Sartre sa façon

De tourner les phrases pour surprendre et faire rire, nous rendre plus intelligents.

Parfois en le relisant j’ai l’impression de la lire. Prenons cet exemple de lui :

 » Une famille distinguée se devait de compter au moins un enfant délicat.

 Patchwork (cliquez ici)

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