La fille du boulanger…

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Sinon, nous avons engagé la semaine dernière, pour un essai de quelques mois

La fille du boulanger pour nous faire le ménage. La maison est tellement grande

Que nous n’avons plus la force de nous y atteler, de plus c’est une excellente cuisinière,

Elle aide Marie à la préparation des ragoûts au citron jaune, c’est d’ailleurs à partir de là

Que l’idée d’Yvette a dû germer. J’ai retrouvé une photo de Géraldine portant à son cou

Un collier en or, celui que tu as mis au clou, chez ma tante, à Paris. En fin de compte,

Je n’ai jamais su le fin mot de cette histoire de collier. Tu me diras, c’est pas mon problème,

Il est vrai, mais à l’époque, ma mère avait été frappée par ta façon de faire

Avec ce bijou de famille qu’elle lui avait donné pour ses quinze ans…

Qui se permettrait aujourd’hui de remettre en cause  » le progrès  » se verrait taxé

D’anarchiste invétéré. Seulement gardons raison gardée, et posons sur la table

Les éléments d’un puzzle pour voir plus clair le caca qui nous attend parce qu’on n’a pas su

Prendre les mesures nécessaires à temps. On nous parle en permanence d’investir

Dans la « recherche » comme si de là pouvait sortir la réponse à tous nos problèmes.

Le progrès est un mieux par rapport à ce qui existait hier, si l’on ne prend pas en compte

Les aspects négatifs de cette machine qui broie l’humain en permanence sans se soucier

Du mal qu’elle fait, qui nous gouverne tous, je parle de l’économie particulièrement.

En lisant cela vous imaginez avoir à faire à un homme rêvant de revenir en arrière,

Tapotant sur sa Remington pour nous dire ce qu’il pense de tout et de rien, et revoir sa télé

En noir et blanc pour revoir les « 36 chandelles » et Gilbert Bécaud.

Non, non et non, je ne veux pas que vous pensiez une telle chose de moi,

Je suis fou du chocolat Lanvin et de tout ce qui est moderne :

TV extra plat, ordinateur iMac et iPad, machine à café électrique, etc.

Toutes ces choses « modernes » sont d’excellents outils permettant à chacun de se réaliser

Selon ses intérêts propres. Tout irait donc dans le meilleur des mondes s’il n’y avait

En contrepartie la misère, qui ronge le monde comme un cancer, et que l’on ne veut pas

Regarder en face afin ne pas mourir de honte. Alors que faire ? À l’évidence,

Continuer sans rien changer relève d’un suicide collectif, mené par les chefs de nos tribus

Et dont les peuples ne mesurent pas l’imminence. Bien entendu, il est fait là allusion

Aux déficits de nos pays ayant mangé plus que de raison tout ce que nous avons accumulé

Depuis des siècles, nous sommes à sec et cela n’augure rien de bon…

 Patchwork (cliquez ici)

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