Tiens, comme c’est curieux…

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Son visage exprimait toutes les splendeurs exposées dans nos musées.

Sur un banc, nous posâmes nos chapeaux sur lesquels étaient inscrits nos noms respectifs,

Nous en fûmes surpris tous les deux, il me dit :

« Tiens, comme c’est curieux, comme c’est bizarre et quelle coïncidence… « .

Immédiatement nous fûmes conquis, charmés l’un de l’autre. J’aimais ses yeux bleus,

Son visage coloré et sa manière d’être fagoté me faisant penser

À quelque chose de joyeux, d’enfantin. Je sus par la suite qu’il me trouva sérieux

Et apprécia ma forte voix… Le regardant, je me mis à penser :

 » Comme on serait bien tous les deux à la campagne ! « .

On se découvrit un premier point commun : nous détestons le tapage

De ces bourgeois ridicules et de Paris dans son ensemble. Un ivrogne traversa le trottoir,

Alors nous eûmes envie de parler des pauvres ouvriers et de leurs malheurs.

Il est fort bien ce garçon, me dis-je, tant je me sentais en harmonie, en osmose

Avec ce qu’il disait, ce qu’il pensait. Une calèche passa, promenant une mariée

Avec son bouquet de fleurs et son mari encostumé. Notre second point commun

Se révéla être : qu’il valait mieux vivre sans femme et rester célibataire toute sa vie,

Seulement, à la longue la solitude lasse un peu…

Intarissablement, nos paroles passèrent indifféremment des choses les plus intelligentes

À celles faisant notre quotidien le plus trivial, par exemple, combien les gens

Vivent et cohabitent mal ensemble, d’une manière si détestable. Tout passait à la moulinette

De Jean Christhophe Averty, homme de télévision des années soixante.

Notre mémoire longtemps anesthésiée se réveilla sous l’effet magique

De cette amitié naissante. À l’issue de notre première rencontre, nous dînâmes

Dans un troquet que j’aime à fréquenter, tout près du métro  » Hôtel de Ville « 

Sous le nom si champêtre :  » Les marronniers « . Je le signale à tous ceux

Qui voudraient y passer un bon moment et profiter d’un dimanche midi

Pour un brunch à trente euros, café compris.

 Patchwork (cliquez ici)

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