Chapitre 27

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C’était un dimanche 20 mars, il s’installa auprès du conducteur pour ce grand voyage

Au confins de nos contrées, avec les aléas de la vie lorsqu’elles sont agréables.

Les chevaux de notre embarcation firent souvent des caprices créant par moments

De sérieuses inquiétudes quant à savoir s’ils arriveraient au bon endroit

Avec nos richesses à l’intérieur.

La monotonie de la route, les faussés pleins d’eau glacée ne rassuraient ni le cochet

Ni les occupants de ce voyage obligé. La pluie tombait,

Les bourrasques s’élevèrent voulant emporter la bâche du chariot.

Pécuchet n’en pouvait plus, mais gardait la tête sur les épaules en fumant un peu

Et en se protégeant le plus qu’il pût contre vent et marée, sans oublier jamais

D’être gentil avec ses gens afin d’éviter le pire pour les bagages et pour lui-même,

Ce qui n’empêcha pas une roue de faillir à l’essieu, obligeant notre ami

D’aller voir la porcelaine emportée, maintenant brisée pour l’essentiel.

Il maudit le monde environnant, il en avait plein la bouteille, et avait hâte

D’en finir avec ce voyage, en finir avec ces hommes…

Pas beau à voir et à le fréquenter, le monde littéraire consomme toute votre énergie,

Y a rien à prendre là-dedans, je vous l’assure. Pourquoi vous dis-je ça ?

C’est qu’au fond, ces gens monopolisent tout, empochent les royalties, alors que les artistes,

Les vrais artistes comme moi restent dans la misère et dans l’ombre de ces imbéciles.

En lisant ce livre, vous saurez ce qu’est le vrai travail d’un homme engagé dans la création

Et à cent lieues des facéties de ces compilateurs. Voilà quelles étaient mes pensées,

Une belle nuit d’été, assis à la pointe de l’ile Saint-Louis, je réfléchissais, attendant

Le petit matin, et lorsqu’il vint, je rentrai chez moi et dormis quelques heures

Avant d’aller travailler le reste de la journée pour gagner mon pain quotidien.

Paris et l’ile Saint-Louis sont ma demeure. J’y vis au contact des Parisiens,

Les observe et leurs ennuis, je les partage avec empathie. Minuit sonne,

J’approche du centre du monde, traverse le marais de mon enfance où tant de gens

Me connaissent et où je dois être le plus discret :

Des amies de ma mère pourraient me voir…

 Patchwork (cliquez ici)

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