Écrire…

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Impasse, difficulté, incertitude de savoir si par chance je retrouverai la route

De cette normalité rassurante dont nous avons tant besoin pour survivre.

Voilà, ce que je peux faire pour aujourd’hui : écrire ça.

À peine arrivés en notre demeure, un grand feu de cheminée nous attendait,

La table était mise, deux couverts à notre intention allaient nous permettre

De manger et boire et surtout nous sentir chez nous.

Nos meubles et nos affaires entassées dans des malles étaient heureux d’être là,

À bon port, sans avoir subi de dégâts majeurs, rien ne manquait.

Un peu fatigués, nous regardions la soupe à l’oignon bien fumante, le poulet fermier

Et bien d’autres choses à savourer dans notre nouvelle installation.

Une vieille femme faisait la cuisine selon son idée, nous étions contents

D’avoir à notre disposition quelqu’un pour nous nourrir à moindres frais,

Sauf le pain, trop dur pour nos dents fragiles de pauvres Parisiens.

Elle sentit quelque chose d’agréable passer entre nous, alors elle m’invita à revenir

Le lendemain à la même heure, et là, dit-elle, je t’expliquerai les raisons de mon mal.

Grand merci de votre confiance, mais je ne sais de quoi sera fait mon demain à moi,

Mais si je passe par là et si mon coeur est disponible, alors je serais au rendez-vous,

Comme aujourd’hui. Elle fut surprise du peu d’empressement à vouloir conclure avec elle.

Quels que soient les enjeux, chère madame, je garde avant tout ma liberté,

Elle est toute ma richesse, la quintessence de mon être.

Mais qu’as-tu en poche pour oser me narguer ainsi d’une manière si assurée ?

Justement rien, je n’ai rien dans mon froc sinon un talent d’artiste, et le revenu de mon travail,

Aucun royaltie et personne n’est à mon service ou sous mes ordres…

Voilà le sens que je donne au mot Liberté. Que ferais-je avec un compte en banque,

Des actions en bourse et ces aléas faisant trembler ces fameux riches, transpirer les retraités.

Bien sûr rien n’est parfait en ce bas monde, les murs suintaient, le carrelage avait des trous,

Mais nous avions le moral et tout notre temps maintenant puisque nous ne travaillions plus

Et allions consacrer notre vie à vivre ici. Quel bonheur d’être attablé paisiblement

Chez soi avec une bougie allumée à tous les repas, et puis le grand air de la campagne

Avait donné déjà à nos mines une belle couleur de bons braves paysans.

 Patchwork (cliquez ici)

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