Mon empreinte de mâle absolu…

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Pensant ainsi, j’aurai pu atténuer mon ardeur, mais que nenni,

Rien n’y fit, il me fallait aller à mon terme, la satisfaire

Au profond d’elle-même, la marquer de mon empreinte de mâle absolu.

Je n’avais aucun doute sur l’immense solitude de la jeune fille

En ce moment même, j’en étais le coupable et le principal acteur.

Je garde en mémoire le souvenir d’un homme m’ayant pris en photo

Posté en culotte courte devant un porche d’immeuble qu’il devait trouver rustique.

C’était peut-être un simple touriste, mais à l’époque il n’y en avait pas tellement dans

Ces rues-là, à moins que ce ne fût un Doisneau quelconque des années 55/60 ?

Gilles est revenu à la charge tout à l’heure concernant les maladies dont a souffert

Notre protégé. Il trouve important d’en faire la liste, qu’il envisage de nous soumettre,

Car, dit-il, cela peut encourager d’autres personnes malades comme lui, à s’investir

Ailleurs que dans leur mal. Avec un tel argument humanitaire, nous n’avons pu le contrarier

Ou le démobiliser, nous lui avons promis de revoir la question lors d’une prochaine réunion.

Devant la masse de documents retrouvés, la tâche n’a pas été facile de faire

Le choix des textes et des informations à transmettre.

Nous sommes tiraillés en permanence d’un côté par le devoir de mémoire et de l’autre,

Par la crainte d’ennuyer les lecteurs avec certains écrits anciens ne relevant

Pas toujours d’un intérêt capital. Toutefois, nous nous autorisons à vous montrer

Ces quelques papiers pour situer le personnage dans ses différentes facettes…

Je suis un vieil écrivain et je vis avec une femme âgée maintenant et trois grands enfants.

Personne ne me parle et malgré cela, je me sens redevenir jeune,

Je raisonne comme si j’avais vingt ans et n’ai plus envie d’écrire comme il faut,

J’ai envie d’écrire comme il ne faut pas. Me revient cette histoire

Que j’ai gardée par-devers moi, ne l’ayant jamais dite à personne, et pour un auteur,

Se taire est plutôt rare. J’aurai dû la raconter, elle m’aurait donné un peu de joie…

Ma vie a été si triste, si vide. Je dois vous avertir, cette histoire est idiote…

Il s’agit d’une vache.

Patchwork (cliquez ici)

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