La nourriture a ses déchets qu’il nous faut rendre à la terre.

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Je me souviens de ce matin-là où dans la solitude des water-closets,

Installés écologiquement dans le jardin, je passais un moment,

Puisque Dieu l’a voulu ainsi, pour nous rappeler que la nourriture

A ses déchets qu’il nous faut rendre à la terre. Dans cette cabane

Faite de bric et de broc, je récupérais ma tranquillité,

Mais pas longtemps, car j’entendais venir la jeunette qui se mit

A me parler de l’autre côté de la porte.

M’épiait-elle donc même ici ? Et je l’entendais discourir

Comme si nous étions dans les salons de madame de Maintenon

Où bien sur les estrades d’un amphithéâtre de l’Université d’Oxford.

Instinctivement je la rabrouais, la rejetais, voulant rester seul,

De grâce, ici au moins, préservons notre intimité,

Tant qu’il en est encore temps, laissez-moi cet intime espace.

Mais croyez-vous que mes objections raisonnaient l’ingénue ?

Que rien du tout, et puisqu’elle me dérangeait et le savait,

Elle s’en donnait à cœur joie, à me tenailler avec ses amusements

Qui ne me faisaient pas rire du tout, du moins pas en ce moment.

Nous, Bouvard et Pécuchet, à peine entré dans la cour, entendîmes Gouy le fermier

Gueuler auprès de son souffre-douleur, jeune garçon auprès duquel, perchée sur son escabeau,

Sa femme de fermière s’échinait à gaver une pauvre bête qui n’avait pas faim.

Ce couple bien portant à la mine resplendissante nous changeait

Des visages ternes et gris des Parisiens…

Patchwork (cliquez ici)

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