Un pavé dans la marre…

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Vous devinez tous qu’il s’agit là d’une révolution, mais pour moi la révolution n’est jamais liée

À la violence, elle doit entrer dans le mental de ceux qui vous écoutent, et petit à petit,

Les choses prennent leur place, obligatoirement. Je ne fais là que lancer

Un pavé dans la marre, n’étant pas autre chose qu’un artiste. Et que peut un artiste,

Un penseur ? Pas défiler dans les manifestations, pas prendre la parole dans les médias

À tout bout de champ, non, son temps est trop précieux à chercher, à faire avancer sa pensée

Qui est si lente à accoucher de nouvelles idées, surtout lorsque son corps malade réclame

De l’attention pour ne pas s’éteindre, pour continuer à vivre comme un Dieu.

Chez moi, ces combats ne sont pas nouveaux, ils sont ce que je suis, ils sont là pour dire

Ce que ne peuvent formuler ceux qui vivent en bas de l’échelle sociale, car ne maitrisant

Ni la langue ni les concepts, eux n’ont pour seul bagage que leur colère, la fameuse violence

Dont il va être question ici. Lorsque vous êtes dans la misère, quelles réactions pouvez-vous

Avoir dans ce monde de consommation ? Monde que je préfère, et de loin,

Au manque de tout ce qui fait qu’on est un être humain vivant dans cette société-ci.

Jadis, nos parents et grands-parents, face aux difficultés du monde du travail, vivaient

Dans la résignation, ils étaient les esclaves travaillant pour l’élite et pour un salaire de misère,

Et tout cela paraissait à tous normal, entrant dans la norme du temps, de tous les temps.

Mon père, par exemple, n’était rien d’autre : un travailleur manuel au service

De grands couturiers parisiens dont les noms giclent partout sur les podiums des génies

De la mode. Ceux-là mêmes qui aujourd’hui font don de leurs richesses à moult associations

Caritatives, hier payaient mon père au tire lancette, une honte quand j’y pense.

À ces patrons-là, je leur crache au visage. Les multimilliardaires, de quoi se sont-ils enrichis

Et s’enrichissent encore, sinon de l’exploitation de ceux qui travaillent pour eux ?

Et aujourd’hui, de toute part on les craint, ils ont le pouvoir de foutre tout le monde

Au chômage, ils nous provoquent et demandent toujours plus, quelques soient

Les politiques en place, ils sont les maîtres…

Faut qu’ça change, Faut qu’ça change ! chantait Boris Vian.

Tous les syndicats servent le patronat qui préfère avoir affaire à des contrôleurs de tensions,

Plutôt qu’à la tension directe de ces hommes en colère.

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