Marguerite Duras…

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Ma mère ne disait pas « le square » comme Marguerite Duras, elle disait le p’tit jardin.

Chez elle, le langage, c’est très particulier. Encore aujourd’hui tout le monde

Dans la famille se bidonne avec son  » lévier « … C’est fabuleux, non ?

Le lévier pour dire l’évier, c’est génial ! Mais, en dehors de ces plaisanteries

Qui n’amusent personne, moi avec ces conneries, je n’ai pas eu mon CAP

Pour avoir fait plus de cinq fautes d’orthographe, que l’école, notre mère à tous,

Elle s’est fermée à moi, que même pendant longtemps, je lui en ai grandement voulu.

Le silence habite la maison. Parfois la tristesse me prend sans raison,

Elle durera un instant, puis s’en ira comme elle est venue. Cette langueur automnale

S’est installé en moi ce matin comme une amie venant de temps en temps

Me rappeler au creux de l’oreille un truc mis au placard pour éviter d’avoir à prendre

Quelques décisions hâtives, délicates, que je pourrais regretter plus tard.

Lorsque tu viens, tu m’obliges à recourir à mon intelligence, c’est le moment

Pour écouter ce vide, deviner les raisons de ton passage en mon royaume,

Il me faut aller au-devant de ce qui a été loupé, de ce qui a blessé, la tristesse

Est probablement une invitation à réparer les aléas de cette putain de vie ?

Il ne sut comment faire maintenant qu’il avait acquis

Toutes les connaissances nécessaires à la compréhension

Des mécanismes qui généraient le monde et les hommes.

Il avait essayé, du temps de sa jeunesse, la lecture

De Nietzsche sans succès. Comment voulez-vous comprendre le mal

Si l’on est comme lui, dans le bien du matin au soir ?

Un jour vint… Par on ne sait quelle excitation de l’esprit,

Où il sortit de chez lui pour aller chez son coiffeur, une coiffeuse en réalité.

Rien, qui ne puisse défrayer la chronique d’un quelconque journal lahnda.

Pourtant, cet événement le marqua profondément. Il s’était confortablement installé

Pour le rituel du coiffage de cheveux, quand la radio annonça la chute

De l’empire américain. Il pensa tout de suite au Mac Do qu’il voyait

Au travers de la glace, qui reflétait non seulement son visage hirsute,

Dû au lavage de ses tifs avant la coupe, mais aussi, à la vue de l’usine à bouffe

Qu’il avait en face des yeux. Il fit immédiatement une association qu’il n’a pu contenir,

Il pensa à José Bové, et eut hâte d’en finir avec cette séance qui n’en finissait pas,

Et de rentrer chez lui, pour regarder tranquillement la télévision.

Seulement, seulement, les choses n’étaient pas si simples.

À peine arrivé chez lui, il alluma le poste. Toutes les chaînes

Retransmettaient la même chose, l’événement du moment,

Cela le troubla énormément, jusqu’à l’excès, et décida alors, d’aller voir son psy

Pour quelques consultations de remise en forme …

Patchwork (cliquez ici)

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