Dans la propriété d’un ami…

319

Dans le compartiment où j’étais, il n’y avait personne d’autre que moi, je pus alors

Me mettre à l’aise et regarder défiler dans le cadre de la fenêtre toutes ces images

D’un pays débordant de richesse et si pauvre pourtant. Une fois arrivé là-bas,

Je m’installais dans la propriété d’un ami, dans une île gardée par un couple âgé

Il m’accueillit et me montra la chambre située dans la tour, préparée à mon intention.

L’île n’était pas bien grande, mais assez pour avoir en son sein un ancien couvent,

Quelques grottes abritant des familles croyantes, des arbres fruitiers partout,

Ma première impression fut d’être dans un paradis …

Le soir venu, l’odeur du lait chaud des chèvres et les parfums de la terre humide

Me donnèrent assez pour vivre sans vouloir autre chose pendant un mois durant,

Je quittais le pays sans l’avoir visité et sans remords aucun.

Je sens un silence s’installer dans notre intimité, vous me saisissez du regard,

Tout le monde l’a vu, ce regard nous dévoile, je me sens nu et déjà votre amant,

Vous êtes joyeux, et moi j’éprouve un trouble si fort

Qu’il me faut impérativement trouver un siège pour ne pas m’évanouir.

Nous sortons, dehors il fait doux, je me laisse aller, à nouveau votre silence m’enflamme.

Vous désirez me voir ailleurs, alors vous me remettez entre les mains votre carte de visite,

Y est inscrite votre adresse personnelle où j’ai hâte d’y être avec vous, seuls.

Je ne suis plus un enfant. Certes, ma peau douce n’est pas celle d’un homme mûr

Mais je le suis malgré les apparences et je veux assumer mes désirs même si

Je n’ai aucune expérience, mon seul souhait est de ne pas vous décevoir.

Seize ans est un âge où l’on veut tout essayer, où on ne s’interdit rien.

Dites-moi, s’il vous plait, qu’avez-vous aimé en moi ? Dites-le-moi, rassurez-moi.

En me tendant votre adresse, vous me tendiez un piège,

Mais ce piège, cher monsieur, je l’accepte avec joie.

Donnez-moi le jour et l’heure, mon impatience est au bord d’un gouffre,

Je crains déjà que vous m’abandonniez, de grâce ayez pitié de moi.

Du regard je vous assure ne pas être innocent, j’aimerai avoir votre consentement.

La différence d’âge ne fait rien à l’affaire, je me sens si proche de vous,

Et si j’ai suscité votre désir sans le vouloir, vous, vous avez éveillé en moi

Un besoin de protection inouï. Seul le hasard avait le pouvoir de cette rencontre,

Voilà chose faite… Avec vous, j’entre, confiant, dans la cour des grands.

Patchwork (cliquez ici)

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s