Se retrouvaient enfin eux-mêmes…

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Dans la bibliothèque d’une entreprise, je trouvais un travail intérimaire

Où l’on me foutait la paix dans des réserves situées au fond d’un long couloir

Où presque personne ne venait. Cette activité me convenait, je pouvais passer selon l’humeur,

Des tâches manuelles à l’organisation du stock dans d’interminables listings,

Ou bien plus simplement, à la comptabilité des lieux. Mes collègues, je les voyais,

Les regardais, mais sans avoir de réelles relations avec, chacun occupait son poste,

Jouait son rôle… Ils franchissaient la porte de l’entreprise, se dédoublaient,

Puis se retrouvaient enfin eux-mêmes après huit heures de travail… En attendant la retraite.

La retraite c’est comme être en vacances tous les jours

Avec ce bonheur de pouvoir se lever un peu plus tôt, un peu plus tard,

Selon son désir et l’humeur du moment. Par contre il est indispensable de s’imposer

Des activités précises, régulières, afin de garder le cap, sinon vous prenez le risque

De vous laisser aller, vite fait, bien fait. Pour conforter ce qui vient d’être dit,

Pour accéder au fond du fond de ce fond là, et occuper son temps, il fit l’inventaire

De sa bibliothèque, mais devant le nombre croissant de livres achetés et non lus,

Il avait pris la décision d’en lire certains en diagonale.

La méthode était simple : consacrer entre trente et soixante minutes par bouquin,

Selon l’épaisseur de l’objet. Cette façon de faire ne fut pas très concluante,

Sauf si un livre lui plaisait, alors, il laissait tomber le compte minute

Et se mettait à lire comme d’habitude, c’est-à-dire comme une tortue…

Tous les amis qui me connaissent savent qu’en ouvrant un livre de ma bibliothèque,

Ils trouveront un marque-page placé autour de la page 50.

Depuis toujours, je lâche ma lecture rapidement, sauf depuis quelque temps

Où je fais de réels progrès, il m’arrive même parfois,

D’aller jusqu’au bout d’un de ces pavés… Mais c’est rare, faut pas déconner !

Chers lecteurs, les livres que nous avons, vous et moi, dans nos bibliothèques,

Existent du fait des éditeurs, je les soupçonne d’avoir des critères précis pour éditer

Leurs choix et nous les mettre sur les étals de nos librairies

Lire deux pages sur cent, me permet de faire autre chose de mes journées.

À la télé, Arafat ne voulait pas quitter la Moquata, mais autour de lui, on a insisté,

Alors, il a accepté d’aller à Clamart se faire soigner et mourir tranquille.

Patchwork (cliquez ici)

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