Choses sexuelles…

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Chez nous, une équipe travaille actuellement d’arrache-pied  pour voir

Ce qui peut vous être donné à lire des textes liés aux images d’un photographe

Dont il s’était fait un ami. La tache n’a pas l’air d’être évidente.

Les spécialistes disent que sans les photos, ces textes sont souvent confus

D’autant qu’une grande partie relèvent de choses sexuelles. D’après certains,

Ces textes toucheraient des archaïsmes enfouis dans la nature humaine…

Dès qu’ils auront fait le tri, nous ne manquerons pas de vous en faire part.

Par ailleurs, lorsqu’il aborda l’inventaire de sa bibliothèque, il avait acheté

L’abécédaire de Gilles Deleuze, coffret de trois DVD contenant l’ensemble

Des enregistrements faits par des amis de l’auteur et dont la retransmission

Ne fut possible qu’après la mort de l’intéressé.

Alors, notre héros eut l’idée de dialoguer à sa manière avec ce philosophe dont il aurait

Beaucoup apprécié les cours dans les années soixante. Seulement, à l’époque,

Il était employé de bureau et pour lui, les intellectuels étaient des gens d’un autre monde,

C’était  » Les premiers de la classe … » alors que lui portait le stigmate honteux

« Du dernier de la classe ». Mais, à n’en pas douter, c’était bien un intellectuel.

N’avait-il pas, dès l’âge de douze ans fréquenté les théâtres

Et n’avait-il pas lu quelques livres de Jean Paul Sartre ? Seulement, comme beaucoup,

Il lui a fallu gagner sa vie, trop tôt peut-être … Mais pour l’instant, ce dialogue

Entre lui et Deleuze, restera dans nos réserves et ne sera transmis

Que sur demande expresse d’étudiants sérieux.

À l’évidence vous fréquentiez ce salon pour m’y rencontrer,

Et cette recherche dure depuis votre adolescence, m’avez-vous dit sérieusement.

Vous êtes flatteur avec moi comme vous l’avez été surement avec bien d’autres garçons.

Oh cher ami, vous sachant mondain, je garde la tête sur mes épaules,

Je vous regarde avec plaisir, avec maladresse parfois, pas toujours.

Vous êtes planté là à me sourire, à vouloir me plaire alors que déjà votre magie

A opéré pleinement sur ma personne par sa force dissuasive, je vous suivrais

Là où vous voudrez, je suis comme vous, un aventurier et malgré mes seize ans,

Mon nom à particule, mes vêtements de snobs, j’accepte d’entrer dans cette comédie humaine

En homme libre, et veux le rester tout au long de ma vie… Oui libre toujours !

On a parlé ensemble et je vous ai dit des choses secrètes que l’on ne dit à personne.

À vous, je me suis dévoilé, mis à nu dès le premier instant, je me suis senti

À la fois et votre serviteur et votre semblable. Je vous ai observé évoluant

Dans ces endroits faits pour vous, fait selon vos propres critères

De ce que doit être un monde parfait.

Patchwork (cliquez ici)

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