La maman à Duras…

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En réalité vous cherchez à vous rassurer en vous étourdissant de la compagnie

De gens bien riches comme l’a fait jadis la maman à Duras de l’autre côté du Pacifique,

Et comme l’a fait Margueritte elle-même avec tous ces amants

De la société du spectacle et de la littérature.

Et pour être reçu partout, vous avez délibérément activé votre intelligence,

La plus maîtrisée, avec ténacité vous avez gravi, échelon après échelon, toute

La bêtise de ce monde, évitant les pièges toujours prompts à vous faire tomber

                       De ce pied d’Estale où vous êtes maintenant installé à tout jamais.

… Ces mots de Margueritte Duras disent que les gosses aimeraient qu’on leur apprenne

Des choses les concernant et non ce charabia qui n’a aucun rapport avec leurs vies réelles.

Elle propose implicitement une école pragmatique, plus proche des problèmes que ces enfants

Rencontrent à chaque instant, tous les jours, où ils ne trouvent nulle part de solution,

De porte de sortie pour comprendre l’incompréhensible comportement des hommes

Qui les environnent. Visionnant le documentaire sur son film « Détruire, dit-elle »,

Tout à coup je prends conscience de l’intérêt qu’il y a à se servir des vidéos pour écrire,

Découvrir comme un gosse ses jouets, les multiples possibilités qu’offre cette technique,

Et entre autre, nous approprier une œuvre, en créer une autre à partir d’elle, cela est valable

Pour n’importe quoi d’ailleurs, un documentaire, un film, une pièce de théâtre…

L’essentiel étant de sortir de soi ce qui est à l’intérieur, évacuer notre intelligence,

Et notre bêtise aussi. Duras dit : « Je suis pour que l’on ferme toutes les facultés,

Toutes les universités, toutes les écoles… profondément, on recommence tout… »

En proférant ces mots son visage s’illumine,

Son sourire devient d’une générosité quasi maternelle…

Marguerite dit ça pour le bien des humains, sans aucun doute ces mots sont les siens

Muris depuis longtemps. « Détruire, dit-elle » c’est ça, c’est mon livre, le départ à zéro,

Je suis pour qu’on oublie l’histoire, l’histoire de France, l’histoire du monde, complètement,

Qu’il n’y ait plus aucune mémoire de ce qui a été vécu, c’est à dire de l’intolérable,

Sur tous les fronts, sur tous les points, tout casser. Dans « Détruire » j’essaye de situer

Le changement de l’homme, le stade révolutionnaire au niveau de la vie intérieure.

Patchwork (cliquez ici)

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