Pourquoi culpabiliser…

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Ne suis-je pas un client de cette famille, libre de vivre ce qui se présente, ce qui lui plait,

Sans scrupules, surtout quand la mère et la fille savourent leur jouissance avec moi ?

Pourquoi culpabiliser, pour quelle raison morale devrais-je la leur refuser ?

Avant de mourir, mes frères, profitons de ce qui nous vient …

Pour accompagner l’enfant dans sa promenade mentale,

Je frôle de la main son cadeau doux et soyeux, j’en connais l’endroit,

Fleur sacrée admirée dans la salle à manger il y a quelques jours.

A peine arrivé à la maison, je prétexte une fatigue pour aller me lover sur ma banquette.

Elle vient vite me rejoindre, elle me taquine, me ferait même rougir si je n’avais

Le triple de son âge, et telle une louve, s’approche de moi, assoiffée, palpant fermement

Les muscles de mes abdominaux que j’entretiens au quotidien, elle en profite

Pour aller me chatouiller un peu plus bas, lieu extrêmement sensible, mais je ne dis rien,

J’acquiesce son geste lorsqu’elle veut prendre mon érection entre ses doigts

Qui savent parfaitement ce qu’ils veulent, mais cela ne peut continuer, à mon tour cette fois,

Je la repousse, car sinon le feu aux poudres jaillirait de mes entrailles,

Tout amant doit savoir se retenir s’il veut faire carrière dans le domaine du plaisir.

Don Juan se retourne dans sa tombe entendant ces mots de la bouche

De ce cochon en chaleur devant l’objet charnel qu’il chérit, mais la belle insiste,

Dégrafe les boutons de ce pantalon acheté récemment à l’intention de ce voyage

Pour Laroche-Migennes, où je prévoyais de m’installer dans cet hôtel de la gare,

Mais le destin ne l’a pas voulu ainsi, je la laisse violer mes entrailles déjà honorées

Par sa propre mère mille fois les nuits précédentes. Seulement, raisonnablement,

Je ne pouvais plus la laisser dans cet état de souffrance, je me sens obligé de la laisser

Déboutonner le bonhomme, ses doigts fricotent au travers de la toile,

Enflammant ce bout de chair, elle se l’approprie pour la première fois,

Le découvre comme un joujou avec lequel on va jouer pendant des heures,

Mais sait-elle qu’il y a des limites en la matière, que mes sens ne sauraient

Rester courtois indéfiniment, mais je la sens faire le travail d’une ghesha sur un tatami,

Mettant son client en posture pour le cérémonial préparé à son intention,

Auquel maintenant je m’abandonne, travail ontogénique d’une professionnelle

Dont l’expérience ne fait plus de doute, et si parfois quelques maladresses dérapent,

Font mal quelque part, dans ma tête, tout est prêt pour une jouissance bien méritée.

Patchwork (cliquez ici)

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