Papa revint au mois de mars…

348.

Papa revint au mois de mars, il me trouva changé et même qu’il ne m’a pas reconnu.

Imaginez comme cela me fit plaisir… Je tombais dans une sorte de somnolence et

Pour les punir tous, j’allais maintenant faire mes cacas tout seul au cabinet, sur le trône,

J’y restais des heures entières, là j’étais seul au monde, c’est ainsi que je devins Sartrien.

Ma relation au père n’allait pas en s’améliorant, je le boudais de m’avoir un jour

Coupé les boucles de mes cheveux. Depuis ce moment-là, les grandes personnes

Ne se comportaient plus avec moi comme avant, me traitant de mignon petit garçon,

De petite fille, pourtant j’aimai tant qu’on me tripota le corps comme ils le faisaient.

Maintenant avec mes cheveux courts comme un garçon, ils me racontent

Des histoires instructives… Comme c’était la guerre, on eut droit aux bombardements,

Alors mon cousin Riri et sa maman, ma tante Berthe, vinrent habiter chez nous.

Je n’étais plus seul et fus très content de jouer avec un copain.

C’est à mon cousin que je confiais le secret de ma vie : j’étais somnambule.

Je ne sais pour quelle raison, un jour, Riri dans le jardin, près des orties,

Ouvrit son pantalon pour me montrer son zizi, en me disant quand il sera grand,

Il ira tuer les boches aussi. Pour ne pas en rester là, je lui montrai le mien,

Mais Riri dit :  » C’est moi qui ai le plus grand « , » Oui, mais moi je suis somnambule « 

Lui ai-je répondu tranquillement. Une nuit, je demandais un service à mon cousin :

Qu’il resta éveillé pour voir comment c’est un somnambule, au petit matin, il me ferait

Un compte rendu détaillé de ce qu’il aurait vu. Si ce projet intéressant ne put avoir lieu,

C’est que partageant le même lit que moi, il était un dormeur effréné

Et rien ne pouvait le dissuader à fermer les yeux à peine allongés sur son lit.

Curieusement, partout les pauvres se taisent et ne sont jamais représentés ni par des syndicats,

Ni par des manifestations monstres à l’image de l’horreur qu’elle représente.

Dans nos sociétés « riches », le pourcentage de cette catégorie sociale est relativement faible,

Et il ne serait pas compliqué de résoudre cette injustice si les gouvernements le voulaient.

Mais pour résoudre cette équation, les décisions à prendre font peur : elles risqueraient

D’encourager un désir « d’assistanat » de la part de ceux qui aujourd’hui sont, tant bien que mal,

Dans le système. Alors que devons-nous repenser ? Est-ce au niveau de nos valeurs

Qu’il faudrait aller voir ? Illich relève qu’aux Etats-Unis, dans les villes, la pauvreté coute cher

Et suscite la colère, il propose une révolution des institutions. Hi, hi, hi, et moi qui propose

De mettre à la porte tous les députés et sénateurs coutant des sommes faramineuses

Afin de les remplacer par des bénévoles, de tous âges… Mais peut-être en ai-je déjà parlé ici

Et vous vous dites, il radote ce bonhomme !

Patchwork (cliquez ici)

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