la Nothomb de ma vie…

366bis

Il vient un moment où on n’y coupe pas : lorsqu’on rencontre une jeune fille,

Il faut rencontrer ses parents. Et bien pour moi ce fut chez « Chouchen », restaurant chinois

À Saint Michel, ne le cherchez pas dans le guide de Paris, il n’existe plus maintenant.

Repas simple avec des gens d’une gentillesse extrême. Lui était professeur d’histoire,

Je tremblais dans ma culotte, car je ne connaissais rien à l’histoire, car ma mémoire

Avait un défaut, mais à l’époque je ne savais rien de cette pathologie, et ne pouvais donc pas

Le faire valoir pour justifier ma nullité. Alors je culpabilisais à mort, heureusement

J’étais jeune et beau et ça m’a aidé, surtout vis-à-vis de ma belle-mère

Qui m’a tout de suite aimé. Mon mariage dura près de vingt années, un bail,

Me dit Amélie, la Nothomb de ma vie. Avec moi, elle a parfois de l’humour,

Surtout lorsqu’elle ne sait pas comment occuper son temps à la maison

Et qu’elle a fini d’écrire. Alors moi pour la calmer,

J’invente un poème sur Lacan. Ni Dieu, ni Maître, ni Lacan non plus.

Mélanger les mots de Jacques aux miens et construire un long poème…

Un moi jouissant où ces putains de mots jailliront pour le plaisir,

Pour que la pensée libre se mette en mouvement, comme disait je crois

Ce sacré bonhomme mais attention, évitons de nous masturber la tête

Sur ce coup fou, il n’est qu’un alibi, mes chéris, un alibi pour écrire.

Amélie, tais-toi, laisse-moi faire.

Patchwork (cliquez ici)

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