L’usine…

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Ne voulant pas laisser son fils dans l’expectative, aussitôt dit aussitôt fait,

Il m’amena à l’usine et me montra comment c’est, comment ça se passe en vrai.

Il changea de voix, et moi à l’entendre, je me demandai si un jour, comme mon père,

J’en aurai une aussi forte, aussi puissante pour impressionner mon auditoire.

Ce fut le cas comme vous le savez, Sartre, Sartre, qui ne connaît Sartre ? Mais à l’époque

La question s’est posée au pauvre bougre que j’étais. Lui, mon père, me rassura,

M’expliquant que le seul fait d’être naît de sa cuisse, me donnait le droit

De lui succéder après sa mort, je n’avais donc pas de soucis à me faire, je ferais comme lui,

Je commanderai les ouvriers. Ouais, pensais-je, mais en fait, ces hommes, à la longue,

Avec les années de labeur, vieilliront et mourront, alors ne risquais-je pas

De me trouver tout seul à l’usine ? Cette remarque affola mon père un instant,

Un instant seulement. Il trouva la parade par une réplique géniale :

 » Ne t’inquiète pas mon petit, tu auras leurs fils à commander « 

J’y avais pas pensé, mon père était un homme intelligent.

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