L’Abbée ne se fit pas prier…

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J’éprouvais de l’inquiétude pour ma mère et une envie de pleurer m’aurait saisi à la gorge

Si je n’avais craint de paraître idiot aux yeux de tous. Au cours de géographie,

Je me sentis très mal, alors je demandais la permission de quitter la salle

Pour aller respirer dehors. De peur de me voir tourner de l’oeil en pleine classe,

Devant ma mine de malade, l’Abbée ne se fit pas prier, il me laissa sortir.

J’allais aux chiottes vider mes émotions, mais comme rien ne venait,

Je regardais autour de moi, écoutant ma souffrance, écoutant mes douleurs.

J’aime cet endroit où je peux me replier loin des hommes, tous aussi malveillants

Les uns que les autres, et là plus qu’ailleurs, j’en accepte les odeurs,

Mais surtout, surtout la solitude. Devant moi la porte recouverte d’inscriptions

Dont une m’amusa beaucoup, elle mettait Barataud au niveau d’une punaise,

J’en ris encore aujourd’hui. En effet Barataud était aussi petit et rachitique qu’une punaise

Sans parler de son père, objet de la pire espèce des punaises, un nain d’homme.

Pourquoi cet élève n’avait-il pas effacé cette inscription malveillante à son égard ?

Je l’imaginais retirant sa culotte et prendre du plaisir à être la vedette

De tous les dévoiements, de tous les débordements,

Il se regarderait nu et constaterait la petitesse de son zizi

N’ayant pas encore grandi et donc méritant ce nom de punaise.

Patchwork (cliquez ici)

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