Illich dit :

basquiat08

Illich dit : « L’enseignement pour l’enseignement est une doctrine,

L’enfant est en résidence surveillée… » Il évoque en permanence que l’apprentissage

D’un métier doit être associé à une activité créatrice. En effet, tous deux forment

Un couple idéal, complémentaire l’un de l’autre. Le premier implique la simulation

Des conditions du travail qu’on aura choisi d’exercer, le second sera le contre poids

Des contingences matérielles contraignantes de tout boulot. Que conseille-t-il face à la rigidité

Des « programmes scolaires », tant ce rituel est destructeur sur la créativité ?

Il préconise l’équivalent des forums et réseaux sociaux actuels largement divulgués

Sur Internet, qui n’existait pourtant pas encore à l’époque : se retrouver en groupe

Pour parler de ce qui nous intéresse, nous concerne au présent et à l’avenir.

Pour avoir des idées révolutionnaires, il en regorge, j’en relève quelques-unes :

Créer donc des groupes de rencontre sur un thème donné, organisés dans des restaurants,

Des grands magasins, les trains de banlieue… Il appelle cela des rencontres éducatives…

Quel bonheur d’avoir dans un livre un homme osant l’excitation de la pensée à ce point.

Prenons-en de la graine et avançons dans notre lecture. Vous êtes installé à la terrasse

D’un café et à côté de vous se trouve une autre personne, avec ou sans livre sur sa table,

Il ne vous est pas interdit de le considérer en lui adressant la parole, et ainsi, commence

Un dialogue le temps de l’absorption de votre café et du sien, rien de plus, rien de moins.

Cela est tout simple, pourtant nous ne le faisons que très exceptionnellement, au motif

Que cela passerait pour une invite à je ne sais quoi de pas convenable, sur un plan moral,

Quoique je ne vois pas ce que vient faire la morale ici lorsqu’il s’agit de sexualité.

Quand cela m’est arrivé, je garde encore en mémoire ces rencontres, ces souvenirs fugaces,

Ces histoires évoquées, comme des images d’une vie condensée, en quelques minutes,

En quelques mots, agréables à vivre, du moins pour moi. Ainsi va la vie des hommes,

Chacun en son coin, son univers semblable à la nuit, au doux enfer de ses solitudes,

Et le temps passe comme les gesticulations du monde, impossible à éviter puisqu’elles sont

Le fondement même de ce qui constitue l’homo sapiens. Toutes les actions humaines

Ont pour objectif de réparer les maux d’hier, de trouver un mieux au demain, à l’après demain,

D’améliorer la marche du monde. Le temps passe et nous cherchons, les uns, les autres,

À toucher le point d’achoppement de nos difficultés.

 Patchwork (cliquez ici)

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