Je tremblais de peur…

basquiat83

Certes la fatalité console, mais pour nous occidentaux, la colère prend le dessus,

Et peut-être n’avons-nous pas tout à fait tort…

Après avoir dégluti un verre d’eau, je retrouvais un semblant de raison,

Seulement à peine avais-je terminé de boire que ma gorge s’asséchait à nouveau,

Il n’y avait plus d’eau dans la maison. Je tremblais de peur. Qui donc a fermé

Volontairement les vannes de ce liquide si précieux pour quelqu’un mourant de soif ?

Qui donc s’en réservait l’exclusivité ? Et si ce coupeur d’eau n’était que moi-même ?

À n’en pas douter, sans me rendre compte, je me dédoublais en deux parties bien distinctes,

L’une voulant mon bien, l’autre ma mort.

Cet événement, là-bas, au Japon, nous plombe, nous décapite,

Il nous met dans l’impossibilité de remettre les choses à leur place,

Tout est chamboulé, le désastre est partout, écrire devient presque inutile,

Manque de sens, le désespoir nous aliène, on se sent étrange à parler

De ce dont on n’est pas concerné, sauf par identification aux images qu’on nous transmet.

Cet évènement nous oblige à voir plus clair cette folie meurtrière dont les hommes,

Pas qu’eux puisque la nature y a mis du sien aussi, sont capables au nom du progrès,

Du bien pour l’humanité.

 Patchwork (cliquez ici)

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