Là-bas, il n’y a personne…

Capture d’écran 2015-11-25 à 06.26.02

C’est un paysage pour canards sauvages, il y a des chasseurs, j’ai l’impression

D’être l’un d’eux, je les vois, mais j’angoisse, car des roseaux m’empêchent de marcher.

Le ciel se vide enfin de ces nuages gris et morts, je regarde l’autre rive,

Celle où je ne suis pas. Là-bas, il n’y a personne, il n’y aura jamais personne.

Et si je pouvais m’évader dans ce paysage-là, je passerais mon temps à attendre,

Et la nuit tomberait inexorablement. Je ressens un froid profond pénétrer mon corps…

Maintenant que nous nous connaissons, je peux vous faire une confidence.

Je n’ai jamais eu de mémoire, ou du moins elle a toujours été défectueuse.

À l’école, les leçons n’étaient jamais apprises. Les textes passaient sur moi

Sans que je puisse les retenir. Par la suite, je me suis rendu compte

Que si j’allais au cinéma ou lisait un livre, j’étais dans l’incapacité de me souvenir

De ce que j’avais lu ou vu, seulement restait une vague impression, une sensation

Agréable ou désagréable, c’est tout. Aujourd’hui c’est toujours la même chose,

Mais aujourd’hui je m’en fous. Je sais que je ne maîtriserai jamais ni la grammaire

Ni l’orthographe, j’en ai fait mon deuil et si par extraordinaire je m’améliore ici,

Je sais que ça se dégrade ailleurs…

  Patchwork (cliquez ici)

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