L’ainé alla à Paris…

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Comme l’usage le veut, les ainés héritèrent des biens de leur père et donc

Eux seuls étaient maintenant relativement riches alors que les autres personnes

De la famille tiraient le diable par la queue. L’ainé alla à Paris et se ruina

Dans les livres qu’il achetait sans compter, mais rapidement il mourut, jeune,

Sans n’avoir jamais édité ses écrits historiques, puisque l’histoire était sa passion.

Le second fils devint curé de campagne par modestie, par sagesse ou par connerie,

Mais eut, nous devons lui rendre cet hommage ici, toutes les satisfactions

Que peut connaître un prêtre humble et aimé de ses paroissiens. Toujours bon, aimable,

À l’écoute de chacun, et de surcroit donnant tout ce qu’il avait ou n’avait pas,

Préférant rester pauvre devant dieu et les hommes. En retour de quoi, à sa mort,

Comme il avait accumulé plein de dettes, les paysans de son village se cotisèrent

En bons catholiques qu’ils étaient pour absorber le déficit

Tout de même surprenant pour un homme d’Église. Bref,

Ils l’enterrèrent dignement et son successeur put prendre sa place et sa soutane.

Patchwork (cliquez ici)

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