C’était tout près d’une Abbaye…

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Ma grand-mère, la mère de ma mère, vivait avec sa soeur à deux pas de là,

Il n’y avait qu’un pont à traverser pour aller les voir, c’était tout près d’une Abbaye

Appartenant aux Bénédictins. Puisque j’étais né sous le signe du malheur,

La première nourrice n’avait pas de lait en son sein, alors je faillis mourir de faim,

Car personne dans ma famille ne s’en était rendu compte, ils avaient tous, l’esprit ailleurs,

Dans leurs affaires probablement, et le bébé que j’étais pouvait vivre ou mourir

C’était sans importance dans le fond. Mais pour moi, à priori, mourir ou vivre

N’était pas la même chose, mon destin me poussant à continuer cette route,

Mal commencée certes, mais devant avoir de bons côtés malgré tout,

À commencer par cette chance inouïe d’avoir été repêché du néant
Par une femme très pauvre, mais ayant mis au monde un petit gars comme moi,

Du lait, elle en produisait pour deux, son corps me considérant probablement

Comme un enfant à elle. Depuis toujours ma santé a été des plus précaires, c’est pourquoi

On pria une grande dame d’église de me laisser vivant et si ce voeu était exaucé,

Alors je porterais plus tard, la robe de soie transparente de tous ces mignons petits garçons

À la messe le dimanche en l’honneur de la Sainte Vierge. Personne n’y vit d’inconvénient

Àcette promesse, Pas même ma mère, la sainte femme, toujours prête à sacrifier

Quelque chose sur l’autel des sacrifices. Je fus sauvé, dommage !

Patchwork (cliquez ici)

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