Claude Olievenstein…

generar_img-17

Je me souviens de ce restaurant où, il y a quelques années, Claude Olievenstein

Était attablé avec une équipée de copains. Tous, s’amusaient comme des petits fous

Et pour mes amis et moi-même, ça nous avait surpris de voir des psys

Se lâcher ainsi en public… Comme l’on peut être conformistes parfois…

La vue de gens connus en chair et en os démystifie l’image qu’on en a

Ou qu’en donnent les livres et les médias. Un jour, cet homme quitte tout :

Son équipe, ses amis, son travail à l’hôpital, sans laisser d’adresse.

Il part à Manille pour vivre une histoire d’amour et écrire un livre.

Là, il traitera de la parano en général et de la sienne en particulier.Probablement

A-t-il voulu s’impliquer personnellement afin de mieux toucher son sujet.

C’est donc un psy qui pète les plombs, jette toutes les souffrances qu’on lui a injectées,

Dans des pages bien blanches, puis revient tout neuf, tout beau, prêt à redémarrer.

En attendant, son livre, faut se le farcir, et même si parfois il dit vrai,

Dans le fond, c’est fatigant, la parano des autres…

Les artistes ne se sentent pas comme nous, Ils vivent dans d’autres sphères

Et personne n’est là pour les remettre à leur place, il le faudrait pourtant.

Les hommes de génie comme mon oncle Rameau sont une charge pour nos sociétés

Et s’ils sont à l’origine des changements du monde, je ne sais si à la vérité

Cela a un quelconque intérêt pour nous tous. La bêtise humaine restera toujours

Le ferment originel des actions des hommes, les menant cahin-caha vers le chaos.

Les sages ne sont pas ceux qu’on croit, les vrais, les purs, se noient dans le peuple

Et porte l’habit moyen des gens moyens, ainsi, vivent-ils et meurent

Dans la plus grande discrétion et l’anonymat le plus respectable.

Quant à mon oncle, il va bien, puisque vous me demandez de ses nouvelles,

Mais j’ai bien peur que le bien qu’il veut apporter à l’humanité

Ne se transforme en catastrophe. Pour vivre heureux, vivons cachés, dit un proverbe,

Permettez-moi d’en ajouter un autre : moins j’en sais, mieux je me porte…

Pouquoi vous dis je cela ? Peu importe, mais je veux vous raconter une histoire

M’étant arrivée un jour où j’étais installé à table avec des politiques

De la plus haute importance pour le pays, ou du moins considérée comme telle.

L’un d’eux affirma que seul le mensonge était entendu par les peuples, quant à la vérité,

Ils ne veulent pas l’entendre, ça leur fait peur ! L’homme à la parole facile

Donna moult arguments dont je ne me souviens plus, mais j’ai bien retenu une chose :

Les pires d’entre nous sont les gens se considérant supérieurs aux autres,

Et si les lois de la République le permettaient, il faudrait ne pas les laisser grandir.

Patchwork (cliquez ici)

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s