Nous ne le dirons jamais assez, la guerre est la pire des choses,. Elle dévaste tout,
Retire tout ce qu’il peut y avoir encore d’acceptable en l’homme, de civilisationnel …
Elle fait place à la libération des pulsions refoulées, ce que toi, mon cher Sigmund,
Tu as appelé l’inconscient, ce salaud dont nous ne cesserons jamais de découvrir la folie.
Sur les champs de bataille, ce rhinocéros trouve toute sa force, sa rage d’exister,
Rien ne peut arrêter sa volonté de prendre le dessus sur la raison. J’espère
M’atteler un jour à expliquer ces comportements… Je ne te dis pas le boulot !
En attendant, il faut que tu saches que Madame Verdurin n’était pas entrée de la nuit,
Son mari ne s’étant aperçu de rien, le somnifère pris la veille avait fait son effet.
La femme avait perdu les pédales dans une boîte de nu, plantée
En plein champ de betterave, et c’est là qu’elle fit la connaissance de Marcel Proust,
D’Illiers Combray. Cette nuit-là, la belle voulait connaître l’amour,
Pas celui des familles, mais celui des chiens, des veaux, ceux des bas quartiers,
Des bas-fonds, elle tenta le diable et le trouva en la personne de Gilberte,
Serveuse de bar et libre ce soir-là … Nos trois protagonistes, réunis pour les besoins
De la cause littéraire de ces quelques lignes, se mirent en tête d’écrire un livre
Sur les femmes n’ayant pas eu d’enfants dans le cadre de leur mariage
Et des possibilités qui leurs sont offertes pour se défaire juridiquement et moralement
De ce lien par trop encombrant. Cela les occupa un instant, mais
Monsieur Proust s’ennuya de ne pas avoir un ami près de lui ce soir-là à Combray…