Psychanalyse pour les nuls…

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Ferenczi fait deux rêves en décembre 1912. Il les décrit, les analyse et en profite pour

Écrire sur sa jeunesse, ses conflits, ses chocs et ses malheurs, que même vous et moi

En avons connus aussi de pareils, il exagère avec son collège Freud, il fait comme s’il était

Au confessionnal ! Seulement, il omet de nous parler de ce qui s’est passé la veille.

Pourquoi je vous dis ça ? Je m’explique. Tous les rêves que nous faisons, ont pour origines

Un ou plusieurs évènements de la veille, un point c’est tout, ce n’est pas la peine

De gloser là-dessus pendant des heures, c’est comme ça. La veille donc,

Il vous arrive des histoires que vous n’avez pas eu le temps de regarder en face,

D’en parler un peu, alors vous avez ça dans la tête et vous dormez avec, sans vous soucier

Que ces trucs-là vont faire le ou les films de votre nuit. Comme vous êtes un sacré cinéaste,

Vous n’allez pas filmer les événements de la veille tels que vous les avez vécus, non,

Ce serait trop simple, vous allez compliquer les choses en utilisant un autre langage…

Un livre à un euro… (2)

 

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Bouche cousue – Mazarine Pingeot

C’est l’enfant cachée, la fille à Mitterand. Mazarine Pigeot, j’aime beaucoup lorsque dans « Ça balance à Paris » elle vient avec toutes ses maladresses nous faire part des émotions qu’elle a ressenties à la lecture d’un livre, à la vu d’un film ou à l’écoute d’un CD. Je lui dois, et l’en remercie, la découverte du chanteur Assaf AVIDAN que j’ai utilisé dans mon film le Jaune de Froome, qui est pour moi maintenant un objet d’amour et de désir… Mais ce livre, acheté donc 1 euro chez Gibert Joseph à Paris, je l’ai lu de la 1ère à la dernière page et comme d’habitude, c’est ma spécialité pour ne pas dire ma pathologie, je ne me souviens de rien. Alors, puisqu’il est là près de moi, je vais l’ouvrir et vous faire entendre sa voix d’une page prise au hasard : « La presse se déchaîne et critique les astuces pour se soustraire à sa curiosité. Elle n’aime pas qu’on se moque  d’elle… » C’est tout elle, je reconnais là son ton très personnel, revêche, encore trop vert pour en attendre pour l’instant la fleur qu’elle risque de devenir… Affaire à suivre !

Le blogueur… (195)

L’été de GIACOMO (petit chef d’oeuvre du cinéma actuel)

Cliquez sur l’image, une surprise vous y attend…

 Suite…

À vélo, j’allais à sa rencontre, avec mon esprit un peu étrange. Une fois à sa hauteur,

Je bondis de ma selle me fis tout mielleux, ne voulant pas être rejeté d’elle.

Son air ne disait rien, il n’était ni hostile, ni honteux, nous étions là l’un près de l’autre

À marcher dans la forêt comme le ferait n’importe quel couple

Se connaissant depuis vingt ans. Pourquoi regardait-elle mon vélo d’une façon

Aussi soutenue comme s’il s’agissait d’un tableau de Léonard de Vinci ou de Picasso,

En fait, elle avait les yeux ailleurs… la fille me laissa l’accompagner un peu.

À ses côtés, balourd, je trainais mon vélo, faisant un effort pour ne pas être trop ridicule.

Svelte comme un ange, elle avait l’air d’une enfant à peine sortie du berceau,

Mais son corps qu’on devinait au travers de sa robe n’avait rien d’innocent,

C’était déjà une femme d’une brutale sensualité. Son visage, lui, alternait,

Tantôt il avait l’air d’une madone, tantôt celui d’une pute de la basse ville.

Je la suivais, et cette situation la dérangeait, mais à moi elle m’excitait, je me disais

Si l’on veut obtenir des amis dans la vie il faut bien commencer par oser.

Elle s’arrêta de marcher et me regarda dans les yeux : que veux-tu, me fit-elle,

Que répondre sinon lui dire mon désir de l’accompagner un peu dans la vie.

On entra dans un jardin public, un banc nous attendait, et une lanterne au dessus de nous

Nous éclaira comme au cinéma ou dans des chansons anciennes,

C’était très romantique, sauf l’environnement avec ses maisons de pauvres

Et leurs lopins de terre. La rue était des plus tristes, seulement

Comme cette fille habitait ce quartier, je me suis souvenu de Charlot

Ayant vécu tout petit dans celui de whitechapel, et comme lui dans ses films,

Je voulus embrasser l’ingénue en l’attirant à moi dans ce jardin.

Elle rechigna un peu mais se laissa faire, à peine avais-je cherché à toucher son corps

Sous sa robe, que brutalement elle me rejeta comme un malpropre, un voyou, un violeur.

Mais pour des raisons incompréhensibles, les guerres se firent rares,

Du moins dans certaines contrées, et pour les remplacer,

Il fallut trouver quelque chose rapidement et de radicalement

Plus efficace dans le temps. D’abord, on obligea les jeunes

À aller à l’école jusqu’à 14 ans, puis cela ne suffisant pas

Pour retarder leur arrivée dans la cour des grands, on inventa

Des tas d’écoles et d’universités, promettant  à tous

Un meilleur avenir, un avenir paradisiaque, surtout s’ils y

Restaient le plus longtemps possible… Ainsi, ils eurent la paix

Pendant des décennies, mais un jour, ces jeunes
Prirent conscience de la supercherie …

Sa colère, sa rage contre moi me fit peur, j’en tournais presque l’oeil,

Et elle, à me voir dans cet état, se mit à rire comme une hystérique en pleine rue.

Son visage s’alluma, ses yeux devinrent expressifs, magnifiques.

Avais-je mes chances pour un autre rendez-vous ? Où vous voir,

Où pouvons-nous nous rencontrer ? Elle me donna l’adresse de son travail

Tout en dirigeant ses pas vers l’une de ces maisons. Je la laissais entrer chez elle

Mais me promettais d’aller la rejoindre le lendemain

Dans cette auberge où elle travaillait. C’était un bistrot des plus ordinaires,

Avec des clients infects à toujours dire n’importe quoi pour faire rire ces soulauds,

Mégots au bec, tous aussi puants les uns que les autres. Elle se tenait derrière le zinc,

Et moi, j’avais honte d’être là à la regarder servir le vin et la bière à ces cons,

Discrètement, je m’assis à la table près de l’entrée, elle ne m’avait pas encore vu.

Après avoir bu mon café, je lui demandais quand elle terminait son travail,

Elle me fit un signe négatif de la tête, alors je me mis à l’attendre dehors,

Elle sortit vers onze heures, alors je la suivis comme la veille.

Je voulais savoir quel était son nom, elle ne disait rien, se taisait, puis dit enfin :

Je m’appelle Jenny. Je la suivais, elle allait vers une brasserie, et devant

L’entrée de l’établissement, un sourire amusé aux lèvres,

Elle m’invita à entrer, avec elle, si je le désirais.

Un soir, on me permit d’aller coucher dans la chambre de mes parents

Comme quand j’étais bébé, papa me trouva surexcité, c’est le mot qu’il employa,

Et moi, je le vis en bras de chemise pour la première fois. De cette nuit-là,

J’ai oublié quelque chose, mais je ne sais quoi. J’ai rêvé qu’ils portaient

Tous les deux, des robes comme j’avais, bleues, et s’amusaient comme des fous

À danser autour de moi, moi qui étais tout nu sur mon pot à chier. C’était un cauchemar,

Je me voyais avec un tambour entre les mains dans un tunnel noir et mes parents

S’amusaient toujours autant. Je ne sais à quelle occasion je poussais un cri

Comme pour sortir du tunnel et ce cri me réveilla en même temps que mes parents.

Après cette aventure, il n’était plus question pour moi de recommencer cette comédie

Je décidais de ne plus accepter ce genre d’invitation de ces gens-là. Le lendemain,

Je bougonnais toute la journée dans les jupes de ma mère, réclamant qu’elle me racontât

 » Le Petit Chaperon rouge  » et pendant qu’elle lisait, je lui chatouillais le cou

Pour la taquiner un peu, lui demandant aussi si elle avait été un garçon un jour.

à suivre …    —–> Ensemble des textes « Le blogueur… »<—- cliquez ici