Ont participé à ce roman :

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Marcel Proust – Combray

Franz Kafka – Lettre au père
Georges Perec – L’homme qui dort
Witold Gombrowicz – Ferdydurke
Oscar Wilde – Le portrait de Dorian Gray
Gustave Flaubert – Bouvard et Pécuchet
Jean-Jacques Rousseau – Les Confessions (Livre 1)
Jean-Paul Sartre – L’enfance d’un chef
Marguerite Duras – L’amant
Jorge Luis Borges – Le livre de sable
Albert Cossery – Mendiants et orgueilleux
Fédor Dostoïevski – Crime et châtiment
Nancy Huston – Une adoration
Paul Nizon – Stolz
Slamwomir Mrozek – La vie est difficile
François Sagan – Bonjour tristesse
Hervé Micolet – La lettre d’été
Quim Monzo – … Olivetti, Moulinex, Chaffoteaux et Maury
Mircea Eliade – Le roman de l’adolescent myope
Michel Leiris – L’âge d’homme
Alberto Moravia – Moi et lui
Amélie Nothomb – Hygiène de l’assassin
Roland Dubillard – Olga ma vache
Régis Jauffet – Clémence Picot
Samuel Beckett – Molloy
Philippe Besson – En l’absence des hommes
Bernard Schlink – Le liseur
Javier Toméo – Monstre aimé
Emile Zola – Thérèse Raquin
Henry Miller – Sexus
Guy de Maupassant – Le Horla
Ilan Duran Cohen – Mon cas personnel
Nicolas Gogol – Mirgorod
Vincent Ravalec – Cantique de la racaille
Fernando Pessoa – Je ne suis personne
Imre Kertèsz – Etre sans destin
François de Chateaubriand – Mémoire d’outre-tombe
Honoré de Balzac – Le père Goriot
Octave Mirbeau – Le jardin des Supplices
Léon Tolstoïl – La mort d’Ivan Ilitch
Denis Diderot – Le Neveu de Rameau
Mariveaux – La vie de Marianne
Marcel Aymé – Le passe-muraille
Julien Green – Léviathan
Rétif de la Bretonne – Les nuits de Paris
Herman Hesse – Le curiste
Daniel Defoe – Journal de l’année de la Peste

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Pour obtenir le Bac aujourd’hui…

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Parfois, il allait parfois visiter la maison du p’tit Marcel à Illiers,

Tenue par ces dames sentant le renfermé. Dès la deuxième visite, sans le vouloir,

Il se fit remarqué par l’une d’entre elles. À l’époque, faut-il le rappeler,

Il n’envisageait pas encore de faire l’inventaire de sa bibliothèque. Ce qu’il voulait,

C’était voir et revoir le jardin de Léonie, un jardin beaucoup plus calme que le sien,

Situé lui, au bord de l’autoroute. Cette femme, qui l’avait donc remarquée,

S’était mise en tête, qu’elle avait à faire à un homme différent des autres visiteurs,

Mais se doutait-elle qu’il n’avait lu de Proust, que les cent premières pages

Du roman-fleuve du siècle que tout le monde a lu. À cette période-là,

Il recherchait de l’argent frais pour ses dépenses personnelles, et les banquiers de Chartres

Persistaient dans leurs radineries à son égard, au motif qu’il était artiste,

Alors, pour ne pas sombrer dans la dépression, il se mit à dormir beaucoup,

Histoire de faire un rêve réparateur, car pour lui, la fonction essentielle

De ce processus biologique universel, n’était rien de moins qu’une sorte d’autothérapie

Permettant au réveil, de pouvoir continuer à vivre envers et contre tout.

Pour obtenir le Bac aujourd’hui, voilà la suite des livres qu’il est conseillé de lire..

– Essaies, de Montaigne

– Les Pensées, Les Trois Discours sur la condition des Grands, de Pascal

– Les salons, Le Neveu de Rameau, Voyage autour du monde,

Supplément au Voyage de Bougainville, de Diderot.

– L’Iliade et L’Odyssée, d’Homère

– L’île des esclaves, de Marivaux

– 1984, d’Orwell

– Matin brun, de Frank Pavloff

– Le Manifeste du surréalisme, d’André Breton

– Le Petit Chaperon rouge, de Perrault

– Les L’année terrible, Choses Vues, de Victor Hugo

– Indignez-vous, de Stéphane Hessel

– La Carte et le Territoire, de Michel Houellebecq

– Alias Caracalla, de Daniel Cordier

– Le Monde d’hier, de Stephan Zweig

– De l’esprit des lois, Les Lettres persanes, de Montesquieu

– Les Confessions, de Jean-Jacques Rousseau

– Les Maximes, de La Rochefoucauld

– Les Caractères, de La Bruyère

– L’Être et le Néant, L’Existentialisme est-il un humanisme ? de Sartre

– Les Liaisons dangereuses, de Choderlos de Laclos

– Tristes Tropiques, de Lévi-Strauss

– La nouvelle poésie nègre et malgache, de Senghor

– Les Lettres philosophiques, de Voltaire

– Contre Sainte-Beuve, de Proust

– Variété, de Paul Valéry

– Essais Critiques, de Roland Barthes

– Art poétique, de Boileau

– Lettres sur quelques écrits du temps, de Fréron

– Fabrique de romans : maison Alexandre Dumas et compagnie, de Mirecourt

– Corps en miettes, de Sylviane Agacinski

– La Vie, la Mort, l’État, de Ruwen Ogien

et … Sade, Thomas d’Aquin, Thomas More, Jules Verne, Charles Fourier, Valladolid, Jean-Claude Carrière, Ronsard, Villon, Bruzen de La Martinière, Axel Kahn, Roselyne Bachelot, Michèle André, Nadine Morano, Elisabeth Badinter, Eric Zemmour, Philippe Tesson, Thierry Ardisson, Bernard Murat, Général de Gaulle, Serge Moati, Laurent Ruquier, François Jost, Nicolas Beytout, Etienne Mougeotte, Stéphane Guillon, Lady Gaga, Christophe Willem, Eric Naulleau, Pierre Bédier, Isabelle Balkany.

Voilà M’sieurs-Dames de quoi occuper votre retraite agréablement.

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Un ami près de lui ce soir-là à Combray…

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Nous ne le dirons jamais assez, la guerre est la pire des choses,. Elle dévaste tout,

Retire tout ce qu’il peut y avoir encore d’acceptable en l’homme, de civilisationnel …

Elle fait place à la libération des pulsions refoulées, ce que toi, mon cher Sigmund,

Tu as appelé l’inconscient, ce salaud dont nous ne cesserons jamais de découvrir la folie.

Sur les champs de bataille, ce rhinocéros trouve toute sa force, sa rage d’exister,

Rien ne peut arrêter sa volonté de prendre le dessus sur la raison. J’espère

M’atteler un jour à expliquer ces comportements… Je ne te dis pas le boulot !

En attendant, il faut que tu saches que Madame Verdurin n’était pas entrée de la nuit,

Son mari ne s’étant aperçu de rien, le somnifère pris la veille avait fait son effet.

La femme avait perdu les pédales dans une boîte de nu, plantée

En plein champ de betterave, et c’est là qu’elle fit la connaissance de Marcel Proust,

D’Illiers Combray. Cette nuit-là, la belle voulait connaître l’amour,

Pas celui des familles, mais celui des chiens, des veaux, ceux des bas quartiers,

Des bas-fonds, elle tenta le diable et le trouva en la personne de Gilberte,

Serveuse de bar et libre ce soir-là … Nos trois protagonistes, réunis pour les besoins

De la cause littéraire de ces quelques lignes, se mirent en tête d’écrire un livre

Sur les femmes n’ayant pas eu d’enfants dans le cadre de leur mariage

Et des possibilités qui leurs sont offertes pour se défaire juridiquement et moralement

De ce lien par trop encombrant. Cela les occupa un instant, mais

Monsieur Proust s’ennuya de ne pas avoir un ami près de lui ce soir-là à Combray…

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Le choix de ces paillettes (spermatiques)…

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orsqu’il va acheter son litre de lait ou son kilo de barbaque au super marché du coin,

Le quidam des villes, se doute-t-il de ce qu’il se traficote sur son dos ? À la vérité,

Le choix de ces paillettes (spermatiques) n’est pas une mince affaire. J’apprends que si l’on procédait

De cette manière il n’est pas exclu d’avoir des surprises,

Même qu’une fois, une bête, à peine sortie du ventre de sa mère, eut une anomalie

Au nez et n’a vécue qu’une semaine, comme quoi les paillettes,

Ce n’est peut-être pas la meilleure solution. Pour avoir de bons veaux,

Rien ne vaut un bon taureau, c’est ce qui découle de leur conversation.

Une étable avec une seule ampoule pour éclairer ce tableau de Rembrandt.

Le vétérinaire traverse l’écran rapidement, puis revient au centre de la toile

Nous éblouir de son tablier bleu de paysan bleu. Tout à coup, il se retourne,

Regarde la caméra, comme surpris qu’elle soit encore là, il se sent pris au piège.

Devant la bouteille de vin et le broc à eau, le vétérinaire étale des enveloppes pleines

De médicaments, pour les bêtes évidemment, puis aussi des formulaires à remplir
Pour la conformité assurant à tous les consommateurs une bonne viande,

Bien mangeable, pas avariée, pas empoisonnée.

L’homme prend son temps avec son client, remplit les papiers avec soin à sa place.

Ah, si nos docteurs étaient plus souvent comme ça, s’ils prenaient autant de temps

Avec nous, ils feraient faillite à coup sûr.

Pour faire un film comme celui de Depardon, tu plantes la caméra sur un trépied,

Tu mets de la lumière pour ne pas faire triste, et tu cliques sur le bouton, ça marche,

Les gens se laissent filmer en train de vivre leur quotidien.

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La 9ème de Beethoven…

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Alors vient le moment où inexorablement au-dessus de vous

Ou de l’autre côté de la cloison, les uns et les autres se laissent aller à vivre leur vie,

Ne pensant ni à vous qui vivez seul, ni à quiconque d’autre, et les bruits résonnent

Dans la pièce comme dans une salle de concert où l’on donne la 9ème de Beethoven.

… Les uns se déchaussent, les autres font tomber n’importe quoi sur le sol,

Ces personnes en pleine santé physique vont et viennent sans relâche, ajoutez-y

De vagues paroles, des rires, des cris de soulagement, des robinets de salle de bains

Qui s’ouvrent, des clapotis dans l’eau, un verre que l’on pose sur une table et j’en passe…

Si tout cela est l’ordinaire de la vie de n’importe quel humain, le plus agaçant

Sont les bruits non identifiables, inquiétants puisque venant d’on ne sait où

Et dont la durée angoisse, terrifie en plein milieu de la nuit

J’entends cette réplique géniale : le vin, pour qu’il soit bon, faut pas le trafiquer !

Le visiteur est vétérinaire à Florac, il vient pour éliminer un parasite rodant dans le secteur.

On continue à parler de vin bien que les verres soient vides, car le vieux n’en boit

Qu’en mangeant, jamais entre les repas, le vétérinaire a des airs de maître d’école,

Gentil, poli, pédagogue, il prend le temps pour expliquer.

Il est surpris que toutes ces vaches n’aient pas de taureau, alors on se demande

Si l’on n’a pas envie d’avoir un taureau dans son étable ? Il y a l’insémination,

Mais peut-on choisir le mâle donneur ?

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Devant mon irrésolution, ces dames…

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Pour le pauvre hère que je suis, le dilemme fut grand lorsqu’il m’a fallut,

Devant l’hôtesse de l’hôtel décider du choix de ma chambre ou plutôt de l’endroit

Où elle donnerait. Si pour des gens normaux cette tache est une simple formalité

Comme aller boire un café ou mettre un pas devant l’autre pour marcher,

Il en est tout autrement pour un artiste comme moi transportant avec lui,

Tous les stigmates des problèmes humains. Pour faire ce choix,

Je me mis à transpirer de la tête aux pieds, toutes mes souffrances

Se réveillèrent sur le champ, j’étais dans l’incapacité de prendre cette décision.

Heureusement, devant mon irrésolution, ces dames de l’accueil me donnèrent

La chambre la plus calme, peut-être avaient-elles compris l’état de mon mental.

J’aurai dû me satisfaire parfaitement de ce choix, seulement

Comme toute personne compliquée jamais heureuse de ce qui leur est donné,

J’eus craint de souffrir encore plus dans une chambre au silence mortel,

Cela pourrait être propice à une concentration de l’attention sur ma personne,

Et donc entrainer des moments d’angoisse insupportables.

En un éclair me sont revenus ces souvenirs anciens, de chambres semblables,

Où je passais les heures les plus agitées de ma vie. Toutes, ont des décors semblables,

Impersonnels, où que l’on se trouve les meubles sont toujours les mêmes,
L’atmosphère porte à la tristesse, sans parler des cloisons trop légères, vous séparant

D’autres gens comme vous, essayant de vivre ce qu’ils peuvent le mieux possible.

Parfois, pour vous enfoncer encore plus dans votre médiocrité,

Une porte de communication se trouve là, pour vous punir de vivre seul, sans une famille.

Et puis, le plafond, haut lieu de bruits divers, laisse à votre imagination débordante

Le soin de créer tous les scénarios possibles, selon ce qui vous tombe de là haut.

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